Lifestyle

Ariège : Yannick Périer fait le tour des casernes pour les orphelins des sapeurs-pompiers


l’essentiel
Après avoir frôlé la mort, Yannick Périer, un ancien pompier volontaire à Lézat-sur-Lèze, parcourt les centres de secours de la région pour sensibiliser à la trigger des orphelins des sapeurs-pompiers. Il a commencé son tour des casernes d’Ariège mercredi 4 mai, avec le sourire.

Instant retrouvailles à Varilhes. Roland Ravaleux, chef du centre de secours de la commune, a accueilli Yannick Périer mercredi 4 mai à 11 heures. Un second rempli d’émotions pour le visiteur, dont le sourire n’a pas quitté le visage : « Roland a dirigé une formation incendie à laquelle j’ai participé quand j’ai commencé, s’est souvenu l’ancien sapeur-pompier volontaire à Lézat-sur-Lèze. C’est émouvant d’être ici. »

Yannick Périer entouré de Roland Ravaleux (à gauche) et de Sébastien Berdell (à droite), son chauffeur du jour.
Yannick Périer entouré de Roland Ravaleux (à gauche) et de Sébastien Berdell (à droite), son chauffeur du jour.
DDM – Martin Boissereau

Pendant que son invité buvait un café, le lieutenant Ravaleux a rembobiné : « La formation a eu lieu en 2000 ou 2001, j’avais des cheveux à l’époque (rires). Yannick était un des stagiaires et on a sympathisé. On faisait la bringue ensemble (sourire). Ça fait plaisir de retrouver un ami de longue date, surtout quand on sait de quoi il souffre. Je ne pensais jamais le revoir. »

Le centre de secours de Varilhes est l'un des 12 visités par Yannick Périer le 4 mai.
Le centre de secours de Varilhes est l’un des 12 visités par Yannick Périer le 4 mai.
DDM – Martin Boissereau

Yannick Périer, corset médical sous la veste et béquille dans la most important droite, s’est rendu à Varilhes dans le cadre d’un tour des casernes. Il l’a commencé début avril dans l’Hérault, où il vit depuis plusieurs mois. Atteint d’un emphysème sévère – une destruction des alvéoles pulmonaires – et d’une ostéonécrose fracturaire – « une maladie des os de verre mais pas génétique » –, il souhaite « sensibiliser à la trigger des orphelins de sapeurs-pompiers ».

Plus de 90 centres de secours visités

En 2009, ces maladies l’ont éloigné des casernes. Cinq ans plus tard, en 2014, il a été placé en soins palliatifs. « J’ai voulu mettre fin à mes jours, a-t-il confié. Mais quand l’espoir n’est plus là, qu’on pense que tout est fini, on peut se tromper. » Il a poursuivi : « Pendant deux ans, les médecins ont dit à mon ex-épouse et à mes enfants que j’allais mourir. Dix ans après, je suis toujours là (sourire). »

Yannick Périer a trouvé que le centre de secours de Varilhes n'avait pas changé.
Yannick Périer a trouvé que le centre de secours de Varilhes n’avait pas changé.
DDM – Martin Boissereau

Pour attirer l’consideration, Yannick Périer va se rendre dans plus de 90 centres de secours de l’Hérault et de l’Ariège jusqu’au 31 mai. Motivé, il souhaite prolonger sa tournée dans l’Aude et le Gard. Son objectif, collecter des dons pour l’œuvre des pupilles pour les orphelins des sapeurs-pompiers de France.

Yannick Périer en compagnie de sapeurs-pompiers du centre de secours de Varilhes.
Yannick Périer en compagnie de sapeurs-pompiers du centre de secours de Varilhes.
DDM – Martin Boissereau

À Varilhes, il a reçu un chèque de 250 euros de l’amicale des sapeurs-pompiers de la ville. Il a été remis en présence de trois membres de la caserne, qui se sont libérés pour « accueillir un grand monsieur ». « Il a un parcours surprenant et encourageant, a témoigné Dorine, infirmière, aux côtés de Guillaume et Frédéric. Je voulais le voir et apprendre à le connaître. »

Une deuxième journée en Ariège le 31 mai

Tout au lengthy de la journée, Yannick Périer a été conduit par Sébastien Berdell, un pompier de Saverdun. « Niveau respiratoire je n’ai rien, a rassuré l’ancien sapeur-pompier. Mais j’ai une quinzaine de vertèbres cassées donc mon dos est douloureux. C’est pour ça que j’ai un corset. J’ai l’habitude de me déplacer allongé en voiture, pas assis, et en fauteuil roulant, pas en béquille. C’est physique mais ça en vaut la peine (sourire). »

En cas d'urgence, une bouteille d'oxygène, un oxymètre ou de la cortisone sont prévus dans le véhicule qui transporte Yannick Périer..
En cas d’urgence, une bouteille d’oxygène, un oxymètre ou de la cortisone sont prévus dans le véhicule qui transporte Yannick Périer..
DDM – Martin Boissereau

Après des passages à Lézat, Saverdun, Mazères ou Pamiers, les deux compères ont été accueillis avec des croissants et un café à Varilhes. « Je ne sais pas combien j’en ai bu depuis ce matin », a plaisanté Yannick Périer. Ils devraient en boire d’autres, le 31 mai, lors de la deuxième journée de tournée des casernes ariégeoises.



Source hyperlink

Leave a Reply

Your email address will not be published.