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Attention, le prix des tomates françaises pourrait fortement augmenter



La guerre en Ukraine a des conséquences inattendues sur la manufacturing de certains fruits et légumes français. C’est le cas pour les tomates notamment, nous rapportent nos confrères du Figaro. En effet, alors que 95% des tomates produites dans l’Hexagone sont cultivées hors-sol, le chauffage de ces serres pose problème. Outre l’affect écologique qui est sans cesse pointé du doigt puisqu’il permet de produire des tomates toute l’année, les producteurs se retrouvent face à la hausse des prix de l’énergie. Car pour chauffer ces serres, il faut utiliser du gaz.

Or, en un an, le prix du gaz a été multiplié par dix selon nos confrères, et le prix du mégawattheure s’envole. Interrogé par TF1, un exploitant breton confirme le retard : “On a planté trois mois plus tard que d’habitude et on arrêtera les récoltes mi-septembre/fin septembre au lieu d’arrêter fin octobre comme d’habitude”, confie-t-il. Sa serre, qui est aujourd’hui à 12 degrés au lieu de 20, devrait pourtant déjà donner des fruits.

Pénurie et hausse ?

Pourquoi un tel retard ? Les prix du gaz encore une fois. Le producteur breton a dû attendre l’arrivée du printemps pour commencer à chauffer ses serres. D’autres, qui n’ont pas forcément pu déclarer leur plantation, ont déjà dû jeter de la marchandise. Et désormais, ce sont les étals des supermarchés qui sont parfois vides de tomates françaises, indique Le Figaro. Il y a bien des tomates, mais elles proviennent du Maroc ou d’Espagne. Pour le producteur interrogé par TF1, qui espérait aller tranquillement jusqu’à le retraite, la donne a changé : “Depuis quatre-cinq mois, je me remets en question fortement”, admet-il.

Pour les 1.200 hectares de serres françaises, le problème ne vient pas que de l’Ukraine. La guerre en Europe de l’Est n’a fait qu’accentuer la hausse croissante des prix. Alors que le prix du mégawattheure a longtemps été entre 15 et 30 euros, il est passé à 220 euros au mois de février. Aujourd’hui, il s’est stabilisé autour des 90 euros, mais c’est encore trop cher. Le président de la coopérative bretonne Solarenn alerte : “Avec le prix du chauffage actuel, cela veut dire que demain, on n’aura plus une tomate cultivée en France.” Quelle answer alors ? Selon certains maraîchers, il faudrait multiplier les tarifs par deux ou trois. Au risque de voir les Français ne plus acheter native.





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