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Bagnols : Pais Nostre œuvre pour faire vivre les traditions provençales


Leur raison d’être c’est de faire vivre le provençal. Après deux ans de crise sanitaire les adhérents de l’association Pais Nostre de nouveau mobilisés pour promouvoir le Provençal.

Dans leur petite salle, rescapée du centre culturel, les adhérents de l’association Pais Nostre, sont discrets. Peu savent que toutes les semaines, une poignée d’amoureux du patrimoine provençal se réunit et œuvre pour continuer de faire vivre la langue.

Danielle Lévêque fait partie de ses défenseurs. Co-présidente de l’association, elle partage avec passion ses connaissances de la langue d’Oc et apprend le Provençal aux nouveaux venus.

Mais après deux ans de Covid, les nouveaux venus se font plus rares. “Nous avons surtout des personnes âgées qui se déplacent… Mais cette année, nous avons trois bonnes recrues très motivées pour initier des évènements dans la ville”, glisse Danielle Lévêque.

Car l’enjeu est tout là : faire connaître aux habitants du Gard rhodanien le patrimoine traditionnel de leur territoire.

Et si certains ne se sentent pas capables de retourner sur les bancs de l’école pour apprendre une nouvelle langue, l’association essaie de les intéresser grâce à des journées provençales, des concerts ou des pièces de théâtre.

“Si le contexte nous le permet, nous savons déjà qu’en septembre, le chanteur Jean-Bernard Plantevin viendra à Bagnols”, confie Danielle Lévêque. Il y a maintenant de longues années de ça, Bagnols-sur-Cèze avait davantage d’association de défense du patrimoine provençal.

Des groupes folkloriques se produisaient sur la commune et le Provençal était enseigné à l’école. Mais depuis quelques années, cela est plus compliqué.

La situation géographique de la commune y est peut-être pour quelque chose. “Administrativement, nous faisons partie de l’Occitanie et c’est la même chose pour les scolaires. Ici, nous dépendons de Montpellier. L’apprentissage de la langue régionale est calqué sur ce que l’on fait à Montpellier mais là-bas, on ne parle pas tout à fait comme ici, explique Danielle Lévêque. Pour la langue, nous sommes bien plus proches de nos voisins vauclusiens…”

Démographie

Il y a évidemment le facteur démographique. Les arrivées de nouveaux habitants débarqués dans la région pour venir travailler dans les diverses industries.

“Quand on ne vient pas du tout du territoire, c’est difficile de s’intéresser à une langue régionale qui n’est pas la nôtre. Il y en a bien sûr mais c’est moins naturel, tente de justifier Danielle Lévêque. A Noël quand on présente les crèches provençales, oui, il y a pas mal de monde mais ils ne viennent pas jusqu’à prendre des cours. Ce qui me semble important, c’est d’arriver à faire bouger les choses dans les écoles.”

Danielle et ses acolytes, de leurs côtés, débordent d’envie pour diversifier le calendrier des animations. “Garder la langue est vraiment important, cela nous permet de comprendre d’où on vient et de connaître notre patrimoine !”

“Considéré comme une école félibrenque”

Comme Danielle Lévêque, douze autres adhérents de Pais Nostre, sont aussi adhérents du Félibrige.

Cette association présente dans le sud de la France regroupe les pratiquants de la langue d’Oc (par opposition à la langue d’Oï.

“Quand on adhère au Félibrige, on adhère à cette culture provençale au sens large, comme l’imaginait Frédéric Mistral et surtout on travaille à la maintenance de cette langue. Pais Nostre est considéré comme une école félibrenque et c’est à ce titre que je suis devenue félibresse”, détaille Danielle Lévêque.

C’est à son grand regret qu’elle n’a pas participé cette année à la réunion annuelle des Félibres, la Saint-Estelle, qui a lieu tous les premiers week-ends de juin.

Cette année, la fête avait eu lieu à Arles avec un programme bien garni et rréparti sur cinq jours de festivités gratuites, pour les félibres et les curieux. L’occasion de découvrir la richesse de notre patrimoine traditionnel.



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