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Banques centrales. Cette fois-ci c’est différent, et cela va foirer dans les grandes largeurs.


Le CAC40 a achevé la séance du 13 juin 2022 sur un recul de 2,67 %, à 6.022 points ce qui est quand même une baisse significative.

Que se passe-t-il sur les marchés ?

Une grosse correction, prélude à un mouvement baissier, annonciateur d’un beau krach sur tous les actifs puisque nous avons eu une « bulle de tout » qui a gonflé en raison d’une politique mondiale d’argent gratuit et d’inondation de liquidités. Avec des taux si bas, tout le monde ou presque pouvait acheter des actions, de l’immobilier et même de l’or et des cryptomonnaies.

Puis, les liquidités refluent et les banques centrales décident de casser l’inflation actuelle. Pour le faire il n’y a pas trente six solutions. Elles reprennent les liquidités données et augmentent les taux d’intérêt.

Cela va bien évidemment casser la croissance déjà bien mise à mal par l’explosion des prix de l’énergie comme en 2007 et 2008.

Alors tous les actifs s’effondrent. 

Les actions baissent.

Les obligations baissent.

Les cryptomonnaies qui sont très volatiles s’effondrent et même le Bitcoin perdait hier plus de 20 % ! Considérable.

Les métaux précieux et l’or plient mais ne rompent pas pour le moment.

L’immobilier, lui a nettement plus d’inertie, et nous allons avoir le développement en réalité de plusieurs marchés. Le krach sera avant tout sur les passoires thermiques qu’aucune banque ne voudra plus financer dans un contexte de taux à la hausse.

A la bulle de tout va correspondre le krach de tout !

Les taux montent partout dans le monde et il n’y a plus aucune bonne solution pour les banques centrales.

Si elles laissent l’inflation s’installer, alors nous partirons vers l’hyperinflation.

Si elles montent les taux, elles déclencheront une vague d’insolvabilité jamais vue. Des ménages aux Etats tous deviendront insolvables, et cela s’accompagnera d’une récession terrible et d’un krach d’anthologie et de la même ampleur si ce n’est plus que celui de 1929 passé à la postérité.

Le pari des banques centrales. 

Le pari que les banques centrales font est le suivant.

Elles vont monter leurs taux et cesser leurs injections de liquidités en espérant pouvoir casser l’inflation AVANT de provoquer l’insolvabilité de tous les acteurs économiques.

Le pari des banques centrales se résume à un différentiel de délai. Entre le moment où la hausse des taux aura cassé l’inflation et le moment où tout le monde sera en faillite (notamment les Etats) il va se passer plusieurs mois car les dettes se « refinancent » dans le temps et les crédits sont par exemple révisés annuellement pour les ménages ou les entreprises. Pour les Etats, ce n’est qu’une fraction de la dette qui doit être renouvelée chaque année.

Le pari des banques centrales se limite donc à cette simple spéculation sur ce différentiel de délai.

Mais, je pense que cette stratégie va largement foirer.

Pourquoi ?

Parce que je pense que pour l’une des premières fois dans l’histoire économique mondiale, l’inflation à laquelle nous sommes confrontés est d’origine monétaire (nous avons créé trop de monnaie), mais que c’est une erreur fondamentale que de croire que l’inflation n’est « Que » monétaire.

Cette fois-ci c’est très différent.

Nous avons atteint les effets de seuil de la raréfaction de beaucoup de produits et matières premières.

Augmenter les taux ne fera pas apparaître des barils de pétrole comme par magie.

La seule chose que nous pouvons faire c’est de baisser la demande de manière très significative.

C’est simple.

Vous faites un confinement Covid et vous avez une récession de 10 % du PIB. Là, il n’y a pas de pénurie si l’on supprime la demande.

Il ne faut plus juste baisser la demande, il faut la supprimer.

Ce n’est pas juste une question de quantité d’argent disponible, c’est une question de quantité d’argent disponible et d’absence de suffisamment de biens à acheter.

Ce sont les deux phénomènes qui coexistent et cela va faire baisser l’efficacité des hausses de taux contre l’inflation, tout en sachant que les banques centrales peuvent monter les taux à 3 % mais avec l’Italie déjà à plus de 4 % nous entrons dans la zone rouge.

L’euro, lui continue sa baisse face au dollar ce qui fait augmenter encore plus l’inflation en Europe et en zone euro.

Bref, nous sommes dans une situation inextricable, prévisible depuis plus de 10 ans.

Travailler votre résilience et votre autonomie. C’est vraiment le moment.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !





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