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ces cinq aliments ”anti-crise” à avoir dans ses placards


Des pâtes au thon, des haricots à la tomate, des rillettes de sardines… Qui n’a pas déjà improvisé un plat à partir de ce qu’il trouvait dans ses placards comme moyen de dépannage express ?

Avec la crise, les consommateurs se sont encore davantage tournés vers ces aliments de longue conservation, dits ”refuge”, auxquels ils reconnaissent de nombreuses qualités : pratiques, simples à conserver et à utiliser, faciles à stocker, bons au goût et riches en qualités nutritionnelles… Et en cette période de baisse du pouvoir d’achat, malgré la hausse des coûts de production, certains offrent encore un rapport qualité/prix intéressant. Lesquels ? Faisons le tour des rayons.

1/Par ici les sachets de féculents

Certains féculents (pâtes, riz, quinoa…) peuvent se conserver des années, même après la date de durabilité minimale (DDM) : les bactéries ne peuvent pas s’y développer. Seul le goût ou l’aspect peuvent être altérés par le temps. Il s’agit donc d’un aliment sécurisant, à condition de faire attention aux paquets restés ouverts pouvant attirer les mites alimentaires. Privilégiez de mettre vos produits dans des boîtes hermétiques !

Au niveau nutritionnel, les pâtes étant majoritairement constituées de glucides, l’amidon, il s’agit d’une source d’énergie intéressante. En revanche, hormis celles aux œufs, elles ne contiennent que très peu de protéines (moins de 4 %). Au niveau des prix, malgré l’inflation qui a plus que doublé les tarifs des paquets ”premiers prix” dans les supermarchés, ils restent abordables : comptez moins d’1,50 euro le kilo. De quoi faire quelques plâtrées de coquillettes…

Quant au riz, il faut compter entre 1,50 et 5 euros le kilo en moyenne. Il contient ainsi légèrement plus de lipides et de glucides que les pâtes, mais il se consomme davantage nature, sans ajout de matière grasse. Notez que les céréales complètes, légèrement plus chères, sont plus intéressantes pour l’organisme car elles renferment davantage de glucides complexes et sont riches en fibres, et que le quinoa (de 7 à 13 euros le kilo) est plus riche en protéines que les pâtes et le riz.

2/Et au frais ? Une réserve d’œufs !

Les œufs sont largement reconnus pour leurs qualités nutritionnelles : riches en vitamines et oligo-éléments, ils sont aussi la protéine animale la moins chère du marché, deux œufs de 60 g chacun apportant autant de protéines que 50 g de viande (un demi-steak), 50 g de poisson (un petit filet) ou trois yaourts de 125 g.

Ces derniers mois, malgré une hausse des coûts de production, la boîte de douze se vend environ 3 euros, la version bio à environ 5 euros. Avec eux, on peut donc régaler toute la famille à moindres frais, en les faisant au plat, durs, en omelette, pochés, brouillés…

Il s’agit en outre d’un aliment frais qui jouit d’une longue conservation, à condition de bien stocker ses œufs (la tête en bas, côté pointu) et de ne pas les laver avant de les ranger dans un endroit frais (cela risque d’abîmer la cuticule de la coquille, barrière naturelle contre les microbes). Notez que la réglementation ne prévoit pour les œufs ni date de durabilité minimale (DDM) ni date limite de consommation (DLC), mais une date de consommation recommandée (DCR) pour tous les producteurs, fixée à 28 jours après la date de ponte. Raison de plus d’en faire une petite réserve…

3/Cette bonne vieille boîte de thon

Les boîtes de thon, mais aussi de maquereaux, de harengs, d’anchois, de sardines… Ce sont celles qu’on a tous dans les placards ! Voilà des solutions accessibles pour profiter facilement des qualités nutritionnelles de ces animaux à tout moment de l’année -protéines, lipides (Oméga 3 de type DHA et EPA), minéraux et oligo-éléments (sélénium, fer, zinc, iode…) ou encore vitamines (vitamine D, B12)- tout en se conservant bien plus longtemps que les frais : deux ans contre deux jours.

Les conserves de poissons sont aussi deux à trois fois moins chères. Elles coûtent environ 10 euros le kilo en moyenne (1), soit 1 euro pour une portion de 100 g, contre 3 euros pour du thon frais par exemple. Et malgré le cumul de plusieurs hausses (carburant, transport, aluminium et acier de l’emballage, huile de tournesol ou de colza…) qui augmentent les coûts de fabrication et donc les prix de vente (entre 3 et 5% de hausse depuis le début de l’année), elles restent des produits abordables, alors que les poissons frais, eux, figurent parmi les produits ayant subi la plus forte inflation en un an  : +12,1% entre avril 2021 et avril 2022, selon l’Insee. En bonus ? Le contenant en métal est recyclable à 100% et à l’infini.

4/Un stock de conserves de légumes et de fruits

Les légumes frais ont subi une hausse de +8,9% en un an, et les fruits frais de 4%, toujours d’après l’Insee. Pour les petits budgets qui redoutent de miser sur des produits périssables, passez aux conserves, qui sont en général moins chères (attention toutefois aux bocaux, plus onéreux que les boîtes métalliques) et se gardent plus longtemps tout en évitant le gaspillage alimentaire. En prime, vous pourrez manger des pêches ou des tomates avec du goût toute l’année sans que ce soit la saison.

Et côté santé ? Contrairement à ce que l’on pense, les conserves de légumes (épinards, haricots, carottes…) ne contiennent ni conservateurs ni additifs, celles-ci étant hermétiques et stérilisées, mais de l’eau, du sel et parfois du sucre. Il est même recommandé de consommer le jus qui baigne certains légumes, comme les petits pois ou les flageolets, car il contient des éléments nutritionnels (vitamines, minéraux et antioxydants) des légumes, par ailleurs riches en fibres. Les légumes faisant partie de la famille des féculents (lentilles, pois chiches, haricots blancs, rouges, flageolets…), riches en protéines végétales, ont par ailleurs un fort pouvoir rassasiant.

Quant aux fruits en conserve, souvent accusés d’être trop sucrés, ils ne le sont justement plus : depuis 2019, les liquides de couverture n’ont plus la dénomination de ”sirop” et ne sont plus soumis à une teneur en sucre minimale. Leur taux de sucre a ainsi été réduit à et avoisine désormais la teneur en sucre naturelle des fruits, tout en conservant leurs atouts nutritionnels et gustatifs. Côté compotes, les rayons regorgent de versions ”sans sucres ajoutés”, allégées ou les purées de fruits. Seul bémol : les fruits élaborés (confitures comprises) n’échappent pas à l’inflation, et accusent une hausse des prix de 5,9% sur un an. Lisez bien les étiquettes et fiez-vous toujours au prix au kilo.




Du pain de mie toasté avec un œuf, c’est bon marché, facile et rapide à préparer. Photo d’illustration Pixabay/Mogens Petersen

5/Quelques tranches de pain de mie

Face à l’augmentation du prix de la baguette, certains consommateurs ont érigé le pain de mie comme solution de repli. Or, si la farine, le sucre, le café, l’huile, les condiments et les épices font partie des grands classiques à avoir dans son garde-manger, on oublie souvent que ce produit industriel peut vous sauver dans bien des cas : tartines, sandwiches, croque-monsieur, pain de viande, toasts, pudding, mouillettes, pain perdu, croûtons, bouchées pour l’apéritif…

S’il se conserve plus longtemps que le pain frais, il est aussi moins onéreux : 1,50 euro pour les marques ”premiers prix”, entre 1,50 euro et 3,50 euros pour les marques distributeurs et grandes marques, 4 euros le kilo pour la gamme bio, 10,50 euros le kilo pour le sans gluten… Mais attention ! Avant de le choisir, soyez attentif à la liste d’ingrédients et à la quantité de sel, de sucre, de gras, d’additifs et de conservateurs que contiennent les références qui vous font envie. En outre, privilégiez le pain complet ou aux céréales plutôt que le blanc ”nature”, plus riche en sucres rapides.

(1) Source Kantar 2021– Achats des ménages en grande distribution. Données au 31 décembre 2021



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