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Comment Atos se divise pour se relancer



En apparence, pas d’inquiétude. Arrivé à la direction générale d’Atos au début de cette année, Rodolphe Belmer met la dernière main au plan stratégique qu’il présentera aux analystes financiers, le 14 juin prochain. Aux résultats du premier trimestre, en avril dernier, il a évoqué une “amélioration significative” par rapport aux trois derniers mois. Et envisagé de nouveaux progrès “au second semestre, avec un retour à une croissance positive du chiffre d’affaires et une hausse de la marge opérationnelle”.

Malgré les récentes rumeurs d’OPA, le nouveau patron du spécialiste français des services numériques est visiblement à l’œuvre dans l’organisation qu’il a mise en place autour de trois métiers: l’activité historique d’infrastructures informatiques et d’infogérance, rassemblée dans un pôle baptisé Tech Foundation, qui représente la moitié du chiffre d’affaires; le digital, focalisé sur la migration vers le cloud, avec le développement d’applications spécifiques; et enfin Big Data & Security (BDS) regroupe la cybersécurité et le calcul à haute performance.

Et depuis quelques semaines, le groupe multiplie les annonces prometteuses: un partenariat avec Dell technologies, pour le lancement d’une nouvelle ligne de services, un autre avec VMware sur le développement des espaces de données, sans oublier un accord avec AWS (Amazon) dans le cloud.

Reste que le chiffre d’affaires du groupe a reculé de 3% en 2021, et s’est de nouveau rétracté de 2,4% au premier trimestre. Atos est plombé par une dépréciation d’actifs de 2,5 milliards, qui a fait plonger les pertes à près de 3 milliards d’euros en 2021. Résultat, depuis le début 2021, son cours de Bourse a été divisé par trois. Les analystes sont partagés entre les optimistes, qui penchent pour un malade convalescent, et les pessimistes, pour lesquels le groupe est au bout du rouleau. Avant même l’arrivée de Rodolphe Belmer, une banque d’affaires aurait reçu un mandat pour étudier un découpage d’Atos et une vente par appartements. La mission du nouveau boss: piloter l’opération. La preuve? Les termes de son contrat: “A la suite d’une fusion ou scission affectant Atos, il bénéficiera d’une indemnité de cessation de fonctions” d’un montant de plusieurs millions d’euros.



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