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Consommation. Pour faire ses courses, plus d’un Français sur deux est désormais à 10 euros près



377 euros par mois : c’est le panier d’achats moyen d’une famille française pour faire les courses du quotidien (alimentation, boissons, produits d’hygiène et d’entretien) selon le dernier baromètre Ipsos pour in-Store Media (1) dévoilé cette semaine.

« Comme en 2019, mais en pire »

Mais le retour de l’inflation pénalise lourdement les consommateurs : 58% d’entre eux remplissent désormais leur chariot… à 10 euros près, ou moins, contre 46% en 2021, soit une hausse de 12 points en un an, d’après l’étude.

Après la crise du Covid, avec la guerre en Ukraine et la hausse des prix de l’énergie, du carburant et de l’alimentation, les Français doivent se serrer la ceinture « comme en 2019, mais en pire, le niveau des clients déclarant qu’ils ne comptent pas vraiment quand ils font leurs courses étant en baisse de 15 points », passant de 50% à 35%, a souligné Fabienne Simon, experte chez Ipsos, au cours de la présentation en ligne de l’enquête.

Par conséquent, la fréquentation des commerces locaux chute, que ce soit les épiceries de quartier, les commerces de bouche ou les marchés, ainsi que les boutiques bio, au profit des grandes surfaces, classiques (Carrefour, Leclerc, Système U…) comme hard-discount (Aldi, Lidl), qui culminent en première position à 89%, « avec toujours une belle progression du drive » en 2022, note l’experte.

L’alimentation avant tout le reste

Face aux restrictions budgétaires, les responsables des achats doivent faire des choix pour éviter de finir le mois à découvert. Si 84% priorisent l’alimentation avant tout, ils vont rogner sur les besoins ”secondaires” tels que les sorties et les produits culturels (60%), les vêtements (56%), les produits high tech (54%), les boissons alcoolisées et les vacances (48%), les biscuits et confiseries (44%)… En revanche, ils ne comptent pas faire d’économies dans les rayons fruits et légumes frais, féculents, crèmerie et desserts frais, ainsi que les viandes et les poissons (devant les produits d’hygiène !) et sur tout ce qui touche à leur santé. Bien manger et rester en forme sont donc deux domaines où les personnes interrogées disent qu’elles vont au minimum maintenir leur niveau de dépenses.

Garder l’œil sur les promotions

En plus de ces arbitrages, les clients vont adopter différentes stratégies pour concilier petits moyens et grosses envies. La course aux promotions s’est renforcée : 66% des sondés achètent davantage de produits lorsqu’ils bénéficient d’un rabais, qui devient même le premier critère poussant à s’écarter de la liste de courses (62%), devant l’achat d’impulsion, en baisse (56%) ou la motivation de tester un nouveau produit dont on a envie (33%).

En outre, la chasse aux informations en magasin pour consommer malin (affiches, écrans) est plus que jamais d’actualité. Les clients se montrent ainsi plus vigilants sur les offres et préparent davantage leur passage au supermarché, en consultant au préalable les catalogues par exemple.

Que devient la consommation saine et responsable ?

Dans ce contexte, les Français assurent pourtant vouloir sauvegarder une consommation ”saine et responsable” avec des produits alimentaires sains et équilibrés (75%), ”made in France”, locaux, issus de circuits courts ou de saison (67%). Cependant, ils vont réduire les achats de produits d’entretien respectueux de la santé (66%) et de l’environnement (66%) et des articles d’hygiène respectueux de la santé (64%) et de l’environnement (57%).

Peut-on espérer un retour à une consommation moins limitée dans un avenir proche ? Pour Romain Dublanche, directeur général in-Store media, rien n’est moins sûr : « Les Français ont compris et anticipent le fait que l’inflation va durer. Nous sommes en juin, la prise de conscience est faite. » Selon lui, aucun changement notable n’est à prévoir d’ici la fin de l’année 2022.

(1) Baromètre Ipsos pour in-Store Media, spécialiste de la publicité en points de vente, 4e édition. 2 000 consommateurs français en charge des achats pour leur foyer ont été interrogés en avril 2022, selon un panel représentatif de la population française, méthode des quotas.



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