Business

Danemark vs Royaume-Uni : un résultat sans appel



Serena Smith est allée rendre visite à son amie Emma, qui s’est expatriée au Danemark pour raisons professionnelles. Dans les pages du journal britannique Prospect, cette jeune journaliste originaire de Leeds raconte son émerveillement face à Copenhague :

“Il n’y a pas que le café et les gâteaux qui sont meilleurs ici. Il y a de grandes places publiques, des parcs et d’importants espaces piétonniers. Il n’y a pas de détritus dans les rues. Les maisons ne sont pas humides et froides. Le métro ne sent pas la pisse…”

Il y a aussi, dans une ville comme Copenhague, un sentiment de communauté palpable, souligne la journaliste. Un matin, Emma, qui habite au rez-de-chaussée, a voulu laisser la fenêtre de la delicacies ouverte pour faire entrer un peu d’air frais dans l’appartement pendant notre absence. “Nous avons été quelques-uns à nous inquiéter : quelqu’un n’allait-il pas s’introduire chez elle ? Emma nous a assuré que, non, ce n’était pas comme ça ici.”

Apparemment, des mères laissent même leur bébé dans leur poussette à l’extérieur des magasins pendant qu’elles font leurs programs : elles récupèrent leur progéniture sans aucun problème.

Pourquoi ne pas s’expatrier ?

La comparaison avec le Royaume-Uni est cruelle. Serena Smith regrette qu’on y éprouve le sentiment de survivre plutôt que de vivre. Elle critique également le flegme britannique, si souvent célébré, dans lequel elle voit un signe de “résignation collective face à une qualité de vie scandaleusement médiocre” :

“Les salaires stagnent tandis que le coût de la vie augmente. Nos maisons sont humides et froides. Les membres de notre gouvernement se retrouvaient pour siroter des verres de vin [référence aux fêtes organisées à Downing Street pendant le confinement] tandis que nous avons dû rester des mois sans voir notre famille et nos amis.”

Les Français brûlent des voitures quand les choses commencent à se gâter, mais les Britanniques, demande la journaliste ? “Nous, nous préférons ‘passer à autre chose’.”

Pourquoi, alors, ne pas s’expatrier ? La query, parfois posée par les nationalistes et les xénophobes comme pour dire “Si vous n’êtes pas contents ici, personne ne vous retient”, mérite d’être examinée, explique Serena Smith. Mais malgré la douceur de vivre découverte au Danemark, la journaliste ne renoncerait pas “aux choses qui apportent de la couleur et de la joie sur [son] île grise et pluvieuse”.

Parmi ces petits plaisirs : les promenades en famille sur les collines de Malvern, une bière “en plein air à Leeds par une soirée humide de juillet” et la likelihood de ne pas vivre dans une zone de guerre. Serena Smith serait-elle plus flegmatique ou résignée qu’elle le croit ?



Source hyperlink

Leave a Reply

Your email address will not be published.

close