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Défendre l’occitan avec tous ceux qui le parlent, le grand plan de la Région Occitanie


Pas de défense de l’occitan ou du catalan sans concertation avec ses locuteurs.

Benjamin Assié, conseiller régional de l’Aude et délégué aux langues régionales, a pris son bâton de pèlerin pour visiter les 13 départements d’Occitanie et rencontrer les acteurs associatifs ou les particuliers pratiquant l’occitan ou le catalan.

À Nîmes ce mercredi, pour sa douzième étape, il s’est réjoui de l’intérêt suscité. “L’avenir d’une langue, ça ne se décrète pas. La Région dépense 4 M€ par an sur ces questions, mais comment veiller à la préservation de ce patrimoine vivant, sans la population ? Ça n’aurait pas de sens.” L’élu se déclare plutôt “agréablement surpris” par la mobilisation autour de ces ateliers de réflexion. À Nîmes, ils étaient une vingtaine autour de la table de la Maison de la Région à cogiter sur la manière de préserver et développer les langues régionales. Bien sûr, le catalan et ses 16 millions de locuteurs (Catalogne espagnole incluse) aura toujours une longueur d’avance sur la langue d’oc parlée par 8 % de la population dans les frontières de la région Occitanie, et plus globalement par environ 800 000 personnes dans le Sud de la France.

La réforme du bac a fragilisé l’occitan

“La présidente Carole Delga a signé une convention avec la rectrice ayant pour objectif que d’ici dix ans, toutes les familles aient la possibilité d’une offre d’apprentissage en catalan pour les enfants. Pour l’occitan, c’est plus fragile, même si nous avons ouvert de nouvelles sections bilingues. Mais ce que nous avons gagné au primaire, nous l’avons perdu au lycée avec la réforme Blanquer : si l’option langue régionale n’existe plus, ou est dévalorisée, les jeunes perdent de l’intérêt. En trois ans, sur l’académie de Toulouse, on a ainsi perdu 5 000 lycéens”, analyse Benjamin Assié.

Une consultation en ligne sur le site de la Région, a vu 2 600 contributions et propositions apparaître en un mois. La Région relève également que deux enquêtes réalisées en 2010 et 2020, montrent un intérêt majeur des habitants pour leurs langues régionales. Le vice-président aux transports, le Gardois Jean-Luc Gibelin a pour sa part déjà fait une proposition concrète, en test actuellement sur la ligne Perpignan-Auch, avec des annonces en français-occitan-catalan dans le train régional.



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