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Des serviettes hygiéniques gratuites et saines au collège Jules-Verne de Carcassonne


l’essentiel
S’inscrivant dans un projet pilote mené par le Département, l’établissement a mis en place en mars un distributeur de protections hygiéniques en libre-service. Un dispositif bien accueilli par l’ensemble des 717 élèves qui y étudient.

En France, 2 hundreds of thousands de femmes seraient victimes de précarité menstruelle : faute de moyens, elles renoncent à acheter des protections hygiéniques pendant leurs règles. Une state of affairs qui peut provoquer des infections parfois graves, et qui engendre également un absentéisme, parfois dès le plus jeune âge. “Nous faisons partie du réseau d’éducation prioritaire de l’Aude, avec l’un des publics les plus fragiles du département sur le plan économique. C’est une question qui pouvait se poser pour nos élèves”, be aware le principal du collège Jules-Verne, Frédéric Albarel.

C’est donc presque naturellement que le directeur d’établissement a accepté la proposition du Département et du rectorat de rejoindre un projet pilote. L’idée est easy : le 24 mars dernier, un distributeur de serviettes hygiéniques a été accroché dans les toilettes réservées aux filles. “Il est accessible en libre-service, que ce soit pour un usage au collège ou pour en ramener à la maison”, be aware Julie Oger. En collaboration avec l’équipe de route, la professeure de SVT et l’infirmière de l’établissement, Valérie Villa-Bonafos, ont mené un travail de sensibilisation en amont auprès des 717 élèves de Jules-Verne.

Lever un tabou

“Nous voulions que ce distributeur soit un outil et qu’il ne fasse pas l’objet de jeux de cours de récré”, relève Frédéric Albarel. Dans cette “lutte contre les inégalités”, l’équipe a préféré travailler “d’élèves à élèves”. “Nous avons mobilisé les membres du conseil de la vie collégienne, qui ont informé les délégués de toutes les classes, qui eux-mêmes ont ensuite expliqué l’objectif de cette action à leurs camarades”, explique Julie Oger. Un système qui a notamment permis de “lever le tabou autour des règles”, be aware Valérie Villa-Bonafos, qui a profité de cette event pour “sensibiliser filles et garçons sur l’endométriose”. “Il faut bien insister sur le fait qu’avoir mal pendant ses règles n’est pas normal, et qu’il faut en parler sans hésiter”, rappelle l’infirmière.

Et le dispositif semble fonctionner : près d’un mois après l’set up de la boîte blanche, son inventory de 150 serviettes a dû être renouvelé, peu avant les vacances d’avril. “Nous avons retrouvé très peu de déchets dans les couloirs ou la cour, preuve que les élèves ont pris conscience de l’enjeu, celui de rétablir l’égalité entre tous”, relève Julie Oger. Une égalité économique qui passe également par la qualité des serviettes en libre accès, fabriquées “à partir de produits bios, pour éviter le syndrome de choc toxique menstruel (SCT)”, reprend Valérie Villa-Bonafos.

Un accès à des protections saines

Plus fréquente avec l’utilisation de tampons, cette an infection liée à une souche du staphylocoque doré peut provoquer des diarrhées, vomissements voire la mort de certaines femmes. Saisie à ce sujet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail avait pointé du doigt la composition de certains produits menstruels comme favorisant le déclenchement d’un SCT. “Là encore, toutes les femmes n’ont pas forcément les moyens d’acheter des protections saines”, be aware Valérie Villa-Bonafos.

Une inégalité palliée par le distributeur. Également présent au collège Joseph-Delteil de Limoux, Cité de Narbonne, Pierre-et-Marie-Curie à Rieux-Minervois, Joseph-Langlade à Lézignan et Blaise-d’Auriol à Castelnaudary, le dispositif devrait se généraliser à l’ensemble des collèges audois à la rentrée de septembre, selon le Département.



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