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gagnez-vous plus ou moins que la moyenne des Français ?



Vous gagnez à peu près 2 500 euros par mois ? Alors, vous êtes dans la moyenne. En effet, le salaire moyen des Français s’établit pour l’année 2020 à très exactement 2 518 euros nets par mois pour un temps plein dans le secteur privé, selon une étude de l’Institut nationwide de la statistique et des études économiques (Insee) publiée le 26 avril.

Mais derrière ce chiffre se cache davantage de complexité. Ainsi, environ 80 % des salariés touchent entre le Smic (1 219 euros) et 3 400 euros par mois, toujours d’après l’étude de l’Insee. Dans le détail, un salarié sur dix gagne moins de 1 343 euros nets par mois, tandis qu’un sur dix perçoit plus de 4 033 euros.

« Les salaires augmentent de manière régulière. Le Smic joue un rôle essential là-dedans puisqu’il sert de base aux négociations collectives », rappelle Clémence Berson, chercheuse en économie du travail au Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) : une plateforme de recherche de Sciences Po.

Le salaire mensuel web médian (avant impôt), lui, était de 2 005 euros dans le privé en 2020, soit une hausse de 2,7 % sur un an.

Une development des salaires qui diffère en fonction des métiers

Dans un contexte d’inflation, le salaire a donc augmenté de 3,2 % en moyenne sur un an. Mais ne nous réjouissons pas si vite. Ces chiffres résultent davantage « des modifications temporaires dans la composition de l’emploi, imputables à la crise sanitaire, que des progressions salariales individuelles », écrit l’Insee.

Pendant la crise sanitaire, les emplois les moins qualifiés (et les moins rémunérateurs) ont été les plus durement impactés par ces changements dans le travail. Les personnes les plus sujettes au chômage partiel ont en effet été les employés et les ouvriers, de fait moins propices au télétravail que les cadres. « Les emplois les moins bien rémunérés ont été soit suspendus, soit requalifiés en chômage partiel. Du coup, ne restaient en activité que les salariés les mieux rémunérés ; c’est ce qu’on appelle l’effet de composition », explique Clémence Berson, précisant que cette étude exclut les emplois à temps partiel et donc les moins bien payés.

Ainsi, toujours en 2020, les salaires ont progressé différemment en fonction des catégories socioprofessionnelles (CSP) : + 2 % pour les cadres, + 1,9 % pour les employés, + 1,4 % pour les professions intermédiaires et + 0,7 % pour les ouvriers. Mais le salaire web mensuel moyen diffère aussi en fonction du secteur d’activité : ainsi, il était de 2 773 euros dans l’industrie, de 2 275 euros dans la building et de 2 485 euros dans le tertiaire.

Et évidemment, plus le secteur comprend de cadres, plus le salaire moyen est élevé. Ainsi, il était de 3 750 euros dans la finance, de 3 583 euros dans l’information-communication, mais de 1 681 euros dans le secteur scientifique et approach (où sont présents davantage d’ouvriers).

Les femmes, encore les grandes perdantes, mais il y a du mieux

Si l’on préfère se référer au salaire horaire web moyen, ce dernier s’établit à 16,30 euros pour l’ensemble du secteur privé en 2020 ; soit une hausse de 3,6 % par rapport à 2019. Encore une fois, les écarts diffèrent en fonction des CSP : « Celui des cadres, à 28,30 euros nets en moyenne, est environ 2,5 fois plus élevé que celui des employés (11,6 euros) et des ouvriers (12 euros) », annonce l’Insee dans son étude.

Et cette tendance globale à la hausse devrait se maintenir, voire s’accentuer du fait de l’inflation et de la hausse automatique du Smic : « Une récente augmentation a eu lieu le 1er mai. La Banque de France estime que les salaires vont augmenter d’environ 3,5 % en 2022 », avertit Clémence Berson.

A noter que les inégalités demeurent et que les femmes gagnent toujours moins que les hommes : 15,2 % de moins cette année-là, écrit l’Insee. « Cet écart s’est réduit de 0,9 level par rapport à 2019 et de 5,7 factors depuis 2008 », ajoute l’Insee.

Cette très légère diminution de l’écart de salaire entre les hommes et les femmes en 2020 « s’explique en partie par les versements des primes Pepa (prime de pouvoir d’achat, dite “prime Macron”) et Covid qui ont davantage bénéficié aux femmes ».

Ainsi, le salaire mensuel web médian dans le secteur privé s’élève à 1 881 euros pour les femmes, tandis qu’il est de 2 101 euros pour les hommes ; soit une différence de 220 euros par mois.

Source infographie : Capital

Et plus les salaires sont hauts, plus les écarts se creusent : 1 % des hommes qui travaillant dans le privé touchent plus de 10 847 euros nets par mois, contre 7 698 euros pour le 1 % de femmes les mieux payées dans le privé. Ces dernières ne représentent d’ailleurs que 21,3 % du 1 % des salariés les mieux rémunérés, contre 41,6 % de l’ensemble des salariés du privé…

« Les femmes occupent des métiers moins bien payés, aux horaires atypiques et peu qualifiés. Mais on constate que même si de nombreuses initiatives sont prises, à postes et compétences égales, un homme gagne davantage qu’une femme… Et cet écart ne baisse pas », alerte la spécialiste de la segmentation sur le marché du travail.



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