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INFOGRAPHIES. Covid-19 : la France est-elle condamnée à rester sur un plateau haut de contaminations ?


l’essentiel
Après une recrudescence des cas de contaminations dans le pays fin mars, la France s’attendait sans doute à l’accalmie. Mauvaise shock : l’Hexagone stagne sur un « plateau haut » d’infections, alors que les mesures de restrictions sont quasiment toutes levées. Problématique pour la suite ?

Est-ce comme cela que l’on devra « vivre avec le virus » ? Au rythme incessant de vagues qui se succèdent, la France peine à toucher terre. Loin du « pic de contaminations » promis il y a une semaine par le ministre de la Santé, Olivier Véran, le pays s’empêtre à nouveau dans une scenario sanitaire difficile : des infections au Covid-19 toujours importantes qui peinent à diminuer, et des hospitalisations à la hausse dans des établissements de santé déjà éprouvés par les épidémies de grippe et les maladies de saison.

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Pas de doute, Omicron et son petit frère BA.2 – qui représente aujourd’hui plus de 92 % des contaminations – restent bien installés sur le territoire. Le nombre d’infections atteint des niveaux encore très élevés : les autorités sanitaires enregistrent en moyenne plus de 135 000 nouveaux cas de contaminations chaque jour, un chiffre qui ne baisse pas depuis deux semaines, comme le montre le graphique ci-dessous (si aucun graphique ne s’affiche, merci de désactiver votre bloqueur de publicité). 

La France se trouve ainsi bloquée sur un “plateau haut”, une scenario déjà connue. La preuve par les cartes : dans 40 départements métropolitains, la circulation virale est encore en hausse. Dans certaines zones, elle s’établit à des niveaux particulièrement élevés, comme dans le Calvados ou la Corse-du-Sud où le taux d’incidence culmine à plus de 1800 cas pour 100 000 habitants. L’Orne, les Côtes d’Armor, la Manche ou le Cantal suivent de près. Dans notre région, le taux d’incidence avoisine ou dépasse les 1300 cas pour 100 000 habitants. Bien loin du seuil d’alerte toujours fixé à 50 cas pour 100 000 habitants…

Dans cette France peinte en rouge, les hospitalisations repartent également à la hausse (+ 10 % en sept jours selon les chiffres du gouvernement), tout comme, dans une moindre mesure, les décès à l’hôpital. Sur le terrain économique, la scenario sanitaire pèse aussi : entre la grippe et le Covid-19, les entreprises déplorent ces derniers temps entre 10 et 15 % de salariés en arrêt maladie.

Bref, cette nouvelle poussée de fièvre inquiète grandement les épidémiologistes, d’autant qu’entre la fin du move vaccinal et celle du port obligatoire du masque, l’Hexagone a, comme ses voisins, largement baissé la garde contre la propagation du virus. “Ce qui est préoccupant, mais l’avenir proche nous permettra de le vérifier, c’est de savoir si la fin du port du masque en lieu clos […] va s’accompagner de contaminations à des niveaux plus élevées encore. Cette hausse sera peut-être à l’origine de formes plus sévères et de Covid longs plus fréquents”, redoute par exemple le Pr. Antoine Flahault, directeur de l’Institut en santé globale de l’université de Genève.

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“L’épidémie n’est pas terminée”, avait pourtant insisté Olivier Véran la semaine dernière, tout en se félicitant, paradoxalement, de la levée des restrictions. Mercredi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est montrée plus catégorique. “La circulation du virus est toujours très active, la mortalité reste élevée et le virus évolue d’une façon imprévisible”, a résolument mis en garde le docteur Didier Houssin, président du Comité d’urgence de l’OMS. Conséquence : “Le temps n’est pas venu de la relaxation vis-à-vis de ce virus, pas de faiblesse dans la surveillance, les tests et le reporting, pas de laxisme dans les mesures de santé publique et sociales et pas de démission s’agissant de la vaccination”, a encore exhorté le médecin français.

Sur ce dernier plan, la France répond présente. Depuis le 14 mars, une seconde dose de rappel est ouverte pour les plus de 60 ans, au moins six mois après leur dernière injection. Sans doute les autres lessons d’âge seront-elles invitées prochainement à faire de même. Et si c’était ça “vivre avec le virus” ?



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