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La nation ukrainienne, forgée dans le creuset de la guerre



La guerre apporte bien des malheurs. Elle détruit les villes, les biens, les gens, la vie. Mais en même temps, elle brûle tout ce qui était superflu. Car à trigger d’elle disparaissent des couches matérielles et mentales qui déforment les systèmes de valeurs humaines, empêchent d’exprimer amour et humanité, atomisent la société. Les flammes de la guerre laissent derrière elle des cendres sur la terre, dans l’économie, dans l’âme, dans le cœur. Mais comme sur les cendres, la végétation et des fleurs magnifiques poussent après la guerre, la société connaît une nouvelle vie, heureuse, bien que difficile. La guerre dilue les normes sociales établies, et en même temps, elle forge l’héroïsme, la fraternité, la compassion, le sens du sacrifice, l’entraide. Aussi horrible que soit pour nous cette guerre actuelle, c’est dans son creuset que se forge dès à présent directement la nation ukrainienne.

Qu’est-ce qui explique la cohésion d’une nation ? On peut longuement en débattre, mais il n’y a pas de réponse distinctive à cette query, automobile chaque cas dépend d’un ensemble particulier de facteurs. Les membres d’une nation doivent avoir quelque selected en commun. Des racines communes ? Pour certaines nations, oui, mais pas pour les Ukrainiens, parce qu’au fil de notre histoire longue de plusieurs siècles, sur nos terres, en permanence, quelqu’un est passé, venu d’ici, de là, laissant une petite partie de soi dans notre composition nationale, notre tradition, la toponymie.

Une histoire commune ? Pour certaines nations, oui, mais pas pour les Ukrainiens, automobile pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, nous nous sommes battus des différents côtés des barricades avec des motivations différentes. Une tradition commune ? C’est doable, mais pas pour les Ukrainiens, parce que notre peuple vit très différemment dans les différentes régions du pays, et avant la guerre, cela aboutissait souvent à des incompréhensions et à une perspective de défiance et de soupçons envers les habitants des autres régions. Une tragédie commune ? Peut-être, oui, mais avant la guerre, seul le Holodomor [l’“extermination par la faim” des paysans ukrainiens, en 1932-1933, décidée par Staline] pouvait être considéré comme une tragédie commune.

Avant la guerre, la difficile union

Avant la guerre, très peu de choses pouvaient nous réunir à l’échelle du pays. Et c’était seen de bien des façons : l



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