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La Nupes et la coalition présidentielle données “au coude-à-coude” dans les législatives françaises



Les premières estimations à l’issue du premier tour des élections législatives, dimanche 12 juin, donnent la Nupes (gauche) et la coalition présidentielle “au coude-à-coude”, comme le titre Le Temps en Suisse. La gauche et les pro-Macron seraient même à égalité à 25,2 % des voix selon l’estimation Ipsos-Sopra Steria rendue publique à 20 heures.

Le RN est donné troisième (18,9 %). Les Républicains, eux, poursuivent leur effritement : LR-UDI-DVD obtiendrait seulement 13,7 % des voix. Avec 3,9 %, Reconquête ! ne confirme pas son score de la présidentielle. Eric Zemmour est même battu dans le Var dès le premier tour. Ces chiffres devaient toutefois être affinés dans la nuit, les résultats des grandes villes n’étant pas encore tombés à 20 heures.

Il n’empêche. Le match entre Macron et Mélenchon se confirme. Pour la presse étrangère, tout l’enjeu de ces législatives résidait dans le score de la gauche unie. Allait-elle priver le président réélu d’une majorité absolue qui lui permettrait de gouverner comme il l’entend ? Le forcer même à une cohabitation ? S’il n’obtient pas la majorité absolue, le président Emmanuel Macron “devra chercher des alliés pour faire passer des lois et des réformes. Le plus probable est qu’il essaie avec Les Républicains (LR, droite). Il se retrouverait ainsi les mains liées”, explique le quotidien de Barcelone La Vanguardia.

“Match nul entre Macron et Mélenchon dans des législatives françaises marquées par l’abstention”, titre de son côté El País, en Espagne encore. L’abstention est en effet l’autre fait majeur de ce scrutin : elle se situerait à 52,8 %, ce qui constitue un record pour un premier tour des législatives sous la Ve République.

Parmi les explications avancées par la presse étrangère, une forme de lassitude des Français. “Quatre journées de vote de suite créent une fatigue démocratique”, souligne encore La Vanguardia, rappelant que les deux tours des législatives (12 et 19 juin) sont organisés juste après la présidentielle.

“Demie-victoire tactique” pour la gauche ?

La Nupes a-t-elle réussi son pari ? En l’état, elle obtiendrait un score un peu inférieur à ceux des derniers sondages, de même que la coalition présidentielle. “La gauche misait beaucoup sur le fait de sortir en tête […] pour amorcer une dynamique de mobilisation en vue du second tour”, rappelle Le Temps dans une analyse. Pour elle, le bilan de ce premier tour semble mitigé : “la gauche mélenchoniste espérait provoquer un électrochoc qui puisse changer la donne. Mais les électeurs ont largement boudé le premier tour”, souligne le journal suisse.

“Une mauvaise nouvelle pour la santé démocratique du système français bien sûr, mais aussi une mauvaise nouvelle pour la Nupes […]. Sans électrochoc de ce type, il sera difficile pour elle de faire bouger les lignes face à la majorité présidentielle.”

À l’Assemblée nationale, effectivement, “les premières projections des 577 sièges donnent un avantage à la majorité sortante réunie sous l’étiquette Ensemble !, avec une fourchette de 260 à 300 sièges, devant la gauche (LFI, PCF, PS et EELV) rassemblée sous la bannière Nupes (150 à 208), selon l’institut Harris”, explique Le Soir en Belgique.

“Côté Nupes, l’espoir est ténu d’imposer à M. Macron un gouvernement de cohabitation, comme la gauche plurielle y était parvenue en 1997 avec Lionel Jospin”, relève le journal. Avant de souligner :

“La gauche devrait tout de même s’imposer comme le principal bloc d’opposition au Palais-Bourbon. Une forme de demie-victoire tactique quand de l’autre côté de l’hémicycle, Les Républicains vont compter leurs survivants parmi la centaine de sortants, en espérant tirer au maximum profit de leur ancrage local.”

Jean-Michel Blanquer battu

“Comme prévu, les candidats du Rassemblement national […] n’ont pas réussi à capitaliser sur la dynamique de Marine Le Pen à la présidentielle”, ajoute Le Soir, même si le contingent RN devrait être “nettement plus étoffé” qu’en 2017.

“Le second tour des élections législatives françaises [dimanche 19 juin] devrait essentiellement voir des duels, précise Le Temps. Entre l’abstention importante et l’obligation d’obtenir un score de 12,5 % des votants […] peu de situations avec trois candidats en course devraient se présenter.”

La Libre Belgique signale quelques résultats importants pour des personnalités de la majorité sortante. Élisabeth Borne l’emporterait avec 32,5 % des voix dans sa circonscription. Au contraire, “l’ancien ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a été battu au premier tour” dans le Loiret.



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