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La prolifération des chenilles processionnaires du chêne et du pin considérée comme nuisible à la santé humaine


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La chenille processionnaire du chêne et celle du pin sont entrées, par décret, dans la liste des espèces dont la prolifération est considérée comme nuisible à la santé humaine.

Gare à vous si vous entrez en contact avec elles. Ou plutôt avec leurs poils. Les chenilles processionnaires possèdent des poils urticants qui peuvent produire, en cas de contact, des éruptions cutanées ou des réactions allergiques chez l’Homme, mais aussi chez les animaux.

Un décret publié le 27 avril dernier a ajouté la chenille processionnaire du chêne et la chenille processionnaire du pin “à la liste des espèces dont la prolifération est nuisible à la santé humaine.” 

Une décision prise au vu de la forte multiplication entre 2012 et 2019 des “dossiers annuels d’intoxication à ces chenilles” des centres antipoison, explique le web site Vie-publique.fr. En 7 ans, le nombre de dossiers par an est passé de 44 à 178, précise-t-il.

Selon Marilou Mottet, coordinatrice de l’observatoire des chenilles processionnaires interrogée par Le Parisien, cette inscription des deux espèces à cette liste “permettra aux préfets, dans chaque département concerné, de prévenir la population et de détailler les mesures à prendre notamment s’ils observent la présence de nids au-dessus d’aires de jeux pour enfants ou dans des cours d’école.”

Éruption cutanée, conjonctivite, éternuements…

La chenille processionnaire du pin est urticante de décembre à avril, tandis que la chenille processionnaire du chêne est urticante de mai à juillet, explique sur son web site l’Agence régionale de santé d’Île-de-France. Leurs poils peuvent se détacher facilement par contact ou simplement par le vent. On peut donc être touchés sans avoir été en contact direct avec une chenille. L’ARS détaille les symptômes : 

  • éruption cutanée douloureuse avec de sévères démangeaisons dans les huit heures après le contact avec la peau ;
  • conjonctivite (“yeux rouges, douloureux et larmoyants”) après 1 à 4 h en cas de contact avec les yeux ;
  • éternuements, maux de gorge, difficultés à déglutir et possiblement des difficultés respiratoires en cas d’inhalation ;
  • “hypersalivation, vomissements et douleurs abdominales” en cas d’ingestion. 

Pour s’en prémunir, l’ARS donne plusieurs conseils comme : “ne pas s’approcher ni toucher ces chenilles ou leur nid, porter des vêtements longs lors de balade en forêt, éviter de se frotter les yeux pendant ou après une balade, bien laver les fruits et les légumes de son jardin, éviter de faire sécher le linge à côté d’arbres infestés, prendre une douche et changer de vêtements en cas de suspicion d’exposition aux chenilles.”



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