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L’armée de terre pas convaincue par ses robots israéliens



L’affaire avait fait polémique. Pour son premier contrat d’ampleur (programme Robopex), l’Agence d’innovation de la défense (AID) avait choisi, fin 2019, de commander cinq robots Probot, développés par l’israélien Roboteam, pour les tester en circumstances réelles en opérations extérieures. Le contrat, révélé par Challenges, avait mis le petit aréopage militaire français en émoi. Roboteam, associé au français Gaci Rugged Systems, avait en effet été préféré à la crème de l’industrie de défense française: le groupe varois CNIM associé à l’estonien Milrem Robotics, Arquus allié à l’institut de recherche franco-allemand Saint-Louis, Safran, et un tandem entre Nexter et l’industriel rochelais Shark Robotics. Plusieurs concurrents éconduits avaient dénoncé un “dumping” de l’industriel israélien, une accusation farouchement démentie par l’AID.

Une fois la poussière retombée, quatre Probot avaient été envoyés en avril 2021 sur la base de Gao (Mali), pour y être testés par le Groupement tactique désert (GTD) Bison, armé par le 126ème Régiment d’infanterie. Depuis ce déploiement, silence radio whole: ni l’AID, ni l’armée de terre n’avaient publié le moindre retour d’expérience (le fameux RETEX cher aux militaires) sur les performances de cet engin de 500kg, d’une autonomie de huit heures. Les robots, après trois mois d’expérimentation, avaient été rapatriés en France sans tambour ni trompette, et reversés à la part robotique Vulcain de l’armée de terre, créée à l’été 2021.



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