Business

le pétrolier fait une dépréciation d’actifs de 4,1 milliards de dollars


La facture russe est salée pour WholeEnergies. Le groupe français a annoncé mercredi en début de soirée une dépréciation d’actifs de 4,1 milliards de {dollars} concernant notamment le projet de gaz liquéfié Arctic LNG 2 rendu incertain par les sanctions contre la Russie. C’est un peu moins que son rival Shell (5 milliards de {dollars}).

Shell : dépréciation d’actifs de 5 milliards de {dollars} liée au départ de Russie

Les “nouvelles interdictions font peser des risques supplémentaires sur la capacité d’exécution du projet Arctic LNG 2. En conséquence, TotalEnergies a décidé de provisionner au 31 mars un montant de 4,1 milliards de dollars concernant notamment Arctic LNG 2”, indique le groupe dans un communiqué, signalant ainsi “le début d’un repli”, selon un porte-parole.

Le 22 mars, le groupe tricolore d’hydrocarbures avait déjà décidé de ne plus enregistrer de réserves prouvées au titre d’Arctic LNG 2, “compte tenu des incertitudes que font peser les sanctions technologiques et financières sur la capacité à réaliser le projet en cours de construction”. Mais depuis cette date, le 8 avril, “de nouvelles sanctions ont effectivement été adoptées par les autorités européennes, interdisant notamment l’exportation depuis le territoire de l’Union européenne de biens et technologies destinés à la liquéfaction du gaz naturel au profit d’une société russe”, constate le pétrolier ce mercredi.

“TotalEnergies tire les conséquences de ce qui se passe. Cette provision de 4 milliards montre que TotalEnergies a commencé à tourner la page”, indique le porte-parole.

Ce projet, dont il détient 10%, devait réaliser sa première livraison de gaz liquéfié (GNL) en 2023.

Guerre en Ukraine : l’exposition de WholeEnergies en Russie est « très gérable », guarantee son PDG

Renault vend sa participation dans AvtoVAZ

Cette annonce intervient alors qu’un autre fleuron français est en practice de faire les frais de sa forte présence en Russie. Il s’agit de Renault. Le groupe vehicle est en effet en négociation pour vendre sa participation dans le constructeur vehicle russe AvtoVAZ à un institut scientifique russe spécialisé dans l’vehicle, a annoncé le ministre russe du Commerce et de l’Industrie, Denis Mantourov.

Selon ce dernier, cité par les agences de presse russes en marge d’un déplacement à Tachkent (Ouzbékistan), la transaction se ferait pour “un rouble symbolique” et concernerait aussi l’usine du groupe français près de Moscou, qui produit des voitures Nissan et Renault.

“Ce sera très probablement notre institut central, le NAMI, qui reprendra les parts”, a ajouté Denis Mantourov, précisant que Renault disposera d’une “option de cinq ou six ans, une période pendant laquelle ils peuvent décider de racheter” leurs components.

Renault contrôle 68% d’AvtoVAZ, le premier constructeur russe qui produit notamment les voitures Lada, la marque chief du marché russe. Selon Denis. Mantourov, la future course d’Avtovaz sera nommé par le NAMI, en collaboration avec le conglomérat militaro-industriel russe Rostec, l’autre actionnaire d’AvtoVAZ.

La Russie est le deuxième marché du groupe Renault dans le monde derrière l’Europe, avec près de 500.000 véhicules vendus en 2021, mais la présence du groupe dans le pays est compliquée depuis le lancement d’une opération militaire russe en Ukraine, le 24 février. Renault a été visé par les autorités ukrainiennes pour ses activités en Russie et le groupe est confronté comme d’autres à des problèmes de logistique en raison d’une pénurie de composants importés causée par les sanctions occidentales, mettant les usines du groupe quasiment à l’arrêt.