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Les alliés de la Russie s’activent sur la twittosphère non occidentale


Dans sa rubrique Graphic Detail, l’hebdomadaire britannique The Economist traite de l’actualité à l’aide d’infographies. Celle-ci, publiée le 14 mai, permet de visualiser l’activité prorusse sur Twitter en dehors des pays occidentaux. “Vu d’Occident, la description que fait la Russie des dirigeants ukrainiens, présentés comme des nazis, peut paraître absurde. Mais de la même manière que la force militaire de l’Ukraine a surpris le Kremlin, l’efficacité de la propagande russe a peut-être été sous-estimée”, prévient l’hebdomadaire.

Cette visualisation repose sur l’analyse de 7 756 comptes Twitter identifiés par l’entreprise britannique CASM Technology. Tous ont utilisé les hashtags #JeSuisAvecPoutine ou #JeSuisAvecLaRussie au moins cinq fois au cours des douze premiers jours de la guerre. Sur le graphique, chaque point correspond à un utilisateur. Deux points sont proches lorsque les messages postés présentent des similitudes. “Par exemple, détaille l’hebdomadaire, les tweets en Afrique du Sud mettaient souvent l’accent sur la solidarité anticoloniale, tandis que beaucoup en Asie du Sud se concentraient sur le soutien diplomatique de la Russie à l’Inde.”

Au total, plus de 3,7 millions de tweets ont été collectés et traduits en anglais. Parmi eux, 2 211 ont été analysés, ce qui a permis de les classer en fonction de leur soutien affiché à la Russie, à l’Ukraine ou à aucun des deux. Ces tweets ont ainsi constitué la base de données qui a alimenté un algorithme chargé d’étiqueter tous les autres messages.

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Source de l’article

The Economist (Londres)

Grande institution de la presse britannique, The Economist, fondé en 1843 par un chapelier écossais, est la bible de tous ceux qui s’intéressent à l’actualité internationale. Ouvertement libéral, il défend généralement le libre-échange, la mondialisation, l’immigration et le libéralisme culturel. Il est imprimé dans six pays, et 85 % de ses ventes se font à l’extérieur du Royaume-Uni.
Aucun des articles n’est signé : une tradition de longue date que l’hebdomadaire soutient par l’idée que “la personnalité et la voix collective comptent plus que l’identité individuelle des journalistes”.
Sur le site de The Economist, outre les principaux articles du journal, on trouve d’excellents dossiers thématiques et géographiques faits par The Economist Intelligence Unit, ainsi que des contenus multimédias, des blogs et le calendrier des conférences organisées par le journal à travers le monde. En prime : la mise à jour régulière des principaux cours de la Bourse.
La couverture du magazine peut varier selon les éditions (Royaume-Uni, Europe, Amérique du Nord, Asie), mais le contenu est le même ; au Royaume-Uni, cependant, quelques pages supplémentaires traitent de l’actualité nationale.
The Economist appartient pour 43,4 % à la famille italienne Agnelli, le reste du capital étant réparti entre de grandes familles britanniques (Cadbury, Rothschild, Schroders…) et des membres de la rédaction.

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