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Nutriscore : 22 parlementaires “tirent le signal d’alarme” et se mobilisent en faveur les produits locaux


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Si le Nutriscore “partait d’une bonne intention”, ce système “s’est vite heurté à la réalité d’une simplification à outrance de nos produits alimentaires et de nos plats cuisinés”, estiment les signataires de la tribune.

Dans une tribune, 22 députés et sénateurs s’attaquent au Nutriscore, label qui classe entre A et E la composition des produits alimentaires.

“Les fromages AOP, les miels, les salaisons et de nombreux autres produits naturels trop gras, trop salés ou trop sucrés, selon cette grille de classement, seront mis au ban par cette nouvelle gastronomie et tant pis s’ils sont porteurs des traditions parfois millénaires, encadrés par des chartes précises et séculaires de productions et de transformation”, dénoncent-ils.

Alors que l’UFC-Que Choisir affirmait ce mardi que deux tiers des produits alimentaires régionaux français sont bien notés par le Nutriscore. “Contrairement aux discours des lobbyistes dans les couloirs de Bruxelles qui montent en épingle quelques exemples, on se rend compte avec un échantillon beaucoup plus large que les produits régionaux sont plutôt favorisés par le Nutri-Score”, commente auprès de l’AFP Olivier Andrault, chargé de mission Alimentation au sein de l’affiliation de consommateurs.

Les antennes locales de l’UFC-Que Choisir ont sélectionné pour l’étude 588 produits utilisant des recettes de leur région. Au complete, 26% sont notés A, 13% sont notés B et 23% obtiennent un C. Parmi les 120 produits notés A ou B et qui sont donc recommandés pour leurs qualités nutritionnelles, environ un tiers sont des fruits et légumes comme l’abricot rouge du Roussillon ou la mâche nantaise. On trouve également 34 viandes et volailles et 30 plats cuisinés, comme la potée auvergnate ou le cassoulet de Castelnaudary.

Des affirmations que les signataires de la tribune estiment être une “contre-vérité”. Selon les parlementaires, “la plupart des produits qui appartiennent à notre histoire et à nos terroirs, présenteraient la pire note, ‘E’, destinée à faire peur et à éloigner le consommateur”.

Signataires de la tribune

– Sébastien Nadot, député de Haute Garonne
– Sylvia Pinel, députée du Tarn et Garonne
– Sébastien Pla, sénateur de l’Aude
– Catherine Pujol, députée des Pyrénées Orientales
– Jeanine Dubié, députée des Hautes Pyrénées
– François-Michel Lambert, député des Bouches du Rhône
– Stéphanie Kerbarh, députée de Seine Maritime
– Bertrand Pancher, député de la Meuse
– André Chassaigne, député du Puy de Dôme
– Paul Molac, député du Morbihan
– Michel Castellani, député de Corse
– Jean-Michel Clément, député de la Vienne
– Jennifer de Temmerman, députée du Nord
– Paul-André Colombani, député de Corse
– Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire
– Stéphane Viry, député des Vosges
– Didier le Gac, député du Finistère
– Dino Cinieri, député de la Loire
– Michel Zumkeller, député du Territoire de Belfort
– Olivier Falorni, député de Charente-Maritime
– Frédérique Dumas, députée des Hauts de Seine
– Jean-Félix Acquaviva, député de Corse



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