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où est ce Dieu que ma mère implore chaque soir ?


“Je vois Dieu dans les fleurs, mais elles le voient Lui dans la tombe.” Ce sont les mots d’Omar Batawil, un Yéménite de 17 ans assassiné en avril 2016 en raison de publications sur Facebook qui lui ont valu des accusations d’athéisme. Omar critiquait ceux qu’il appelait “les marchands de religion” et il a payé cette opinion au prix fort – sa vie. Omar n’est pas le seul à avoir été tué pour ses critiques de la classe religieuse ou pour son avis sur des questions confessionnelles, et fait partie de plusieurs jeunes, majoritairement âgés de moins de 20 ans, liquidés pour avoir exprimé librement leur opinion sur la croyance en Dieu.

La faith est un sujet qui fait énormément débat dans de nombreux groupes de jeunes au Yémen, mais très peu dans la sphère publique. La foi et l’omniprésence des textes religieux sont devenues des thèmes que beaucoup de gens abordent sur les réseaux sociaux. Certains révèlent même leurs opinions publiquement, malgré le hazard que cela présente dans un pays en proie à la guerre, à la crise généralisée et aux partis religieux armés. J’ai pris contact avec plusieurs de ces jeunes à la tête de groupes d’“athées” sur les réseaux sociaux, afin de comprendre pourquoi ils avaient renoncé à la faith.

“Je suis déchiré entre ce que je lis et ce que je vois dans le monde, et ce qui se passe dans ma ville, explique Mohsen, 19 ans.

Je ne suis plus convaincu par ce que j’entends à la mosquée, que ce soit les prières sur notre infortune ou le pardon qu’il faut adresser aux personnes qui ne pensent pas ou ne prient pas comme nous. Pourquoi ne pas appeler à la réconciliation ?”

“Aujourd’hui, je vis au Yémen, mais j’ai des amis dans de nombreux pays via Internet, avec qui je partage des opinions. […] La destruction, c’est ce qui m’entoure au Yémen. Je ne peux pas être moi-même. J’ai peur d’être tué. Vous saviez que changer de coupe de cheveux suffit pour risquer la prison ? J’espère émigrer pour oublier tout ce que j’ai appris ic

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Dessin de Martirena
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Source de l’article

Daraj (Beyrouth)

Daraj, “Escalier”, est un web site d’info alternatif né en 2017 à Beyrouth. Son équipe rédactionnelle est composée de journalistes professionnels du Liban et d’autres pays arabes. Par ses rubriques, le web site tranche avec les médias arabes traditionnels, en accordant une vraie place au reportage et à l’enquête. Plusieurs de ses sujets sont aussi rares, voire inexistants, dans les autres médias de la région : droits civiques, gender, libido, homosexualité, faux information…

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