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Philippe Tosi, animateur du Planétarium de Nîmes : “Capturer l’infiniment grand”


Passionné par l’astronomie depuis l’enfance, Philippe Tosi est l’animateur du Planétarium de Nîmes depuis vingt-trois ans mais il est avant tout un astrophotographe autodidacte.

Si Philippe Tosi est tout sauf banal, son histoire, elle, start de façon plutôt classique. Lorsqu’il a une dizaine d’années, ses mother and father lui offrent un petit télescope. Avec, il start à observer Jupiter et Saturne depuis son jardin. Son goût pour l’statement de l’infiniment grand naît et ne le quitte plus.

Tout comme son premier télescope qu’il proceed de chérir en memento, d’autant plus depuis le décès de son père il y a quelques semaines.

A l’adolescence, il sait déjà qu’il veut se diriger vers l’astronomie. Mais les voies universitaires sont limitées et extrêmement exigeantes. Il se tourne alors vers la biologie cellulaire à l’Université de Montpellier. “Ça m’a permis de parler d’astronomie sur la terre, explique-t-il. Les êtres vivants sont là parce que sur terre, il y a une alchimie qui permet l’apparition de la vie. On a des conditions qui réunissent des éléments très acides et très chauds et une alchimie se crée, on ne sait pas pourquoi. Certains pensent que c’est Dieu, moi je pense que c’est autre chose.”

“Mes connaissances étaient limitées”

Il trouve certaines réponses aux questions qu’il se pose et start à collaborer avec des observatoires comme celui d’Aniane dans l’Hérault. Mais c’est un jour, alors qu’il donne une conférence sur les astéroïdes à Nîmes, que sa carrière prend un tournant. Il est repéré par l’alors nouveau directeur du Muséum d’Histoire Naturelle, Luc Gomel.

“Je ne serai pas objectif, prévient ce dernier au moment d’évoquer ses souvenirs avec Philippe Tosi. Je suis agronome de formation. Moi, je m’intéresse aux insectes et aux fourmis. Autant vous dire qu’en astronomie, mes connaissances étaient très limitées. Pour moi les étoiles, les planètes étaient des objets qui bougeaient dans le ciel mais sans grand intérêt. J’ai commencé à m’intéresser aux astres parce que Tosi m’a vraiment communiqué sa passion.” Le planétarium étant rattaché au Muséum, Luc Gomel décide d’y nommer Philippe Tosi en tant qu’animateur en 98.

“J’en ai croisé du monde dans la médiation des sciences, ajoute l’ancien directeur du Muséum, désormais à la tête du Zoo de Montpellier. Mais des comme lui, un seul.” Le passionné du ciel sait trouver les mots pour parler aux moins initiés. “C’est poilu, le soleil”, décrit-il en simplifiant l’apparence filandreuse de son astre favori.

J’ai envie d’embarquer les gens dans mon truc

Il n’est pas difficile d’imaginer qu’il ait su captiver des générations de petits Nîmois, la tête en arrière et les yeux rivés sur le plafond du Planétarium. Ouvert en 1982, le bâtiment a l’âge de la retraite mais Philippe Tosi sait prolonger sa jeunesse. De l’énergie, il en a pour deux.

“J’ai envie d’embarquer les gens dans mon truc”, lance timidement l’homme à la stature imposante. Mais l’homme de 53 ans n’aime pas trop parler de lui et il revient vite à son sujet de prédilection avec le débit de parole furieux des passionnés. Au-delà de l’astronomie, ce que Philippe Tosi aime par-dessus tout, c’est l’astrophotographie – l’artwork de capturer des photos du ciel.

Sur les murs de sa maison dans les environs de Nîmes, les photos semblent irréelles tant elles sont spectaculaires. Des éruptions solaires à la texture pelucheuse, des nébuleuses rosées, la lune et ses cratères…

Ses appareils pictures sont autant de trésors mais sa ardour a un prix. Alors, l’astrophotographe autodidacte fabrique des objectifs lui-même à coût de cocotte-minutes recyclées. Il a assemblé ses télescopes avec des pièces chinées aux quatres cash d’Europe et en a fourni d’autres à plusieurs observatoires en France.

Un esprit d’aventure

Un tour américain qui avait servi à fabriquer des obus pendant la Première Guerre mondiale, il fabrique lui-même les pièces de remplacement. “Il fabrique tous ses outils lui-même, s’émerveille Luc Gomel. Il ne doit pas y avoir plus d’une dizaine de personnes capables de polir des miroirs de télescope et il en fait partie.”

Si notre univers est élastique, le temps de l’animateur semble l’être aussi. Il écrit des articles pour des revues spécialisées comme Astrosurf, Ciel et Espace ou Astronomie journal, et certaines de ses pictures ont été partagées par la NASA. Et dès qu’il peut, Philippe Tosi “part chercher le ciel noir”, dans le champ à côté de chez lui, les Cévennes et parfois plus loin.

Ses fils l’accompagnent parfois mais c’est avec sa compagne – rencontrée sur un website de randonneurs – qu’il partage avant tout son esprit d’aventure. Il a photographié les aurores boréales en Islande et les étoiles dans le désert de l’Atacama au Chili. Il a aussi ramené quelques clichés de colibris…

Car Philippe à l’œil. Un œil enviable qui voit la beauté partout, dans l’immensité du ciel comme dans le plumage d’un oiseau.

Depuis des générations

Rares sont les Nîmois qui, pendant leur scolarité, n’ont pas mis les pieds au Planétarium. Pourtant, son histoire a commencé bien loin de là. Construit en Allemagne de l’Est, il a été importé par la mairie alors aux mains du communiste Emile Jourdan.

Quarante ans après son arrivée, il proceed d’accueillir les courses et les familles. Des activités pédagogiques pour les groupes scolaires sont disponibles sur rendez-vous les mardi, jeudi et vendredi.

Les séances ouvertes au public ont lieu le mercredi à 10h pour les 5 – 10 ans sur le thème” Découverte de l’astronomie” et à 15h pour les 10 ans et plus avec une séance appelée “Voyage dans le système solaire”.

Un samedi et un dimanche sur deux à 15h, des séances thématiques sont proposées. En mai, elles concernent la “Vie et mort des étoiles” et en juin ce sera “La planète aux mille regards”.

Les pictures de Philippe Tosi sont visibles sur son website photoastro.com ou son instagram @Astrotozzi



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