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Pizzas Buitoni contaminées par E.coli : perquisition en cours dans l’usine dans le Nord et au siège de Nestlé


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Les autorités sanitaires ont récemment établi un lien entre la consommation de ces pizzas et plusieurs cas graves de contamination à la bactérie E.coli.

Quelques semaines après le scandale de la contamination d’enfants par la bactérie E.coli through des pizzas, des perquisitions ont eu lieu mercredi dans une usine Buitoni du Nord et au siège de son propriétaire Nestlé dans les Hauts-de-Seine.

Les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) ont dans la matinée débarqué dans l’usine de Caudry, non loin de Cambrai, où sont fabriquées les pizzas mises en trigger. Au même second, à 200 kilomètres de là, leurs collègues entamaient d’autres perquisitions au siège social de Nestlé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine).

“Nous continuons à coopérer pleinement avec les autorités pour assurer le bon déroulement” de l’enquête, a indiqué à l’AFP un porte-parole de Buitoni. “Nous souhaitons renouveler l’expression de notre plus profond soutien aux familles touchées par ce drame”, a-t-il ajouté. À Caudry, des brokers sont montés sur les silos de l’usine, en apparence pour effectuer des prélèvements, ont constaté des journalistes de l’AFP. Selon une supply proche du file, l’Oclaesp a mené des perquisitions dans quatre autres websites professionnels et à des domiciles en France.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête le 22 mars pour “tromperie sur une marchandise, exposition ou vente de produits alimentaires corrompus ou falsifiés et nuisibles pour la santé, mise sur le marché d’un produit préjudiciable à la santé, mise en danger d’autrui, blessures involontaires et homicides involontaires”.

Deux enfants décédés

Les investigations sont conduites par son pôle santé publique (PSP), après dessaisissement de plusieurs parquets, dont ceux de Nancy et Saint-Malo. Depuis le 10 février, Santé publique France (SPF), la Direction de la répression des Fraudes (DGCCRF) et la Direction générale de la Santé enquêtent sur une recrudescence de cas d’insuffisance rénale chez des enfants, liés à une contamination par Escherichia coli.

Le 18 mars, Nestlé avait annoncé le retrait-rappel des pizzas de la gamme Fraîch’Up commercialisées depuis juin 2021, après avoir été informé de la présence de la bactérie dans la pâte d’un produit. Les autorités avaient demandé aux personnes qui détiendraient ces pizzas de ne pas les consommer et de les détruire.

Le 30 mars, les autorités sanitaires annonçaient avoir établi un lien entre la consommation de ces pizzas et plusieurs cas graves de contamination. Dans son dernier level le 6 avril, Santé Publique France (SPF) indiquait que 50 cas de contamination à la bactérie E.coli avaient été confirmés, dont certains liés à la consommation de pizzas Buitoni. Parmi eux, 48 enfants, dont deux sont décédés, sans qu’un lien direct n’ait été établi à ce jour avec la consommation de pizzas.

“Recherche de profit maximal”

La CGT a pointé mercredi du doigt “la responsabilité pleine et entière du groupe Nestlé” et “la recherche de profit maximal ayant entraîné cette catastrophe”. “Ils ont rogné sur les temps d’entretien, de maintenance préventive, de nettoyage”, a déploré auprès de l’AFP Maryse Treton de la fédération CGT de l’Agroalimentaire.

Le syndicat envisage de mettre le web site sous surveillance des salariés, de peur que Nestlé tente de “se dédouaner”. “La justice fait son travail, j’ose espérer que Nestlé est transparent”, a réagi David Le Doussal, coordonnateur FGTA-FO au sein du groupe. “C’est compliqué pour les salariés”, a-t-il ajouté.

Pierre-Alexandre Teulié, directeur général de la communication de Nestlé France, avait indiqué le 1er avril à l’AFP que les 75 prélèvements effectués à Caudry s’étaient révélés “tous négatifs”. Mais le 1er avril, un arrêté de la préfecture du Nord interdisait la manufacturing de pizzas dans cette usine suite “à deux inspections d’hygiène approfondies” les 22 et 29 mars, qui “ont mis en évidence un niveau dégradé de la maîtrise de l’hygiène alimentaire”.

Ces anomalies “constituent une source importante de contamination (…) des denrées alimentaires manipulées dans l’établissement, qui dès lors présentent ou sont susceptibles de présenter un danger pour la santé des consommateurs”, expliquait l’arrêté. Buitoni a alors assuré “coopérer étroitement avec les autorités” et travailler “sur un plan d’action et des mesures appropriées”.

Lors d’une inspection de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) des Hauts-de-France le 22 février consacrée au risque de légionellose, “trois faits susceptibles de suites” administratives avaient été signalés. Un rapport publié sur le web site Géorisques pointait une fréquence d’analyse mensuelle sur cette bactérie “pas respectée en 2021” et un contrôle “pas optimum (…) durant les périodes de congés”. Le nombre de cas d’infections “semble se stabiliser”, a souligné SPF le 6 avril. Vingt-trois pays, dont 15 en Afrique, ont reçu des pizzas surgelées Fraich’Up.



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