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Rocket Lab fait le show avec la “capture” d’un étage réutilisable par un hélicoptère


Rocket Lab proceed le present à l’picture de SpaceX. La société américaine de lancements de nanosatellites, basée à Long Beach en Californie et dont le pas de tir est installé sur la péninsule de Mahia en Nouvelle-Zélande, a réussi à nouveau pour la quatrième fois à ramener le premier étage de son lanceur Electron sur Terre. La mission “There And Back Again” avait également l’objectif d’attraper le premier étage par un hélicoptère Sikorsky S-92. Une grande première. L’étage a finalement bien été “capturé” à environ 2.000 mètres d’altitude (6.500 pieds) par le crochet d’un hélicoptère lors de sa chute, qui était ralentie par un grand parachute. Malheureusement, les pilotes ont dû relâcher pour des raisons de sécurité du vol le premier étage, qui a finalement plongé dans les eaux de l’océan Pacifique. Il a été repêché par le navire de récupération, le Seaworker.

“Après la capture, le pilote de l’hélicoptère a détecté des caractéristiques de charge différentes de celles rencontrées précédemment lors des tests et a lâché l’étage pour un amerrissage réussi”, a expliqué Rocket Lab dans un communiqué publié mardi.

Au-delà de cet exploit à demi-réussi, Peter Beck, le fondateur néo-zélandais de Rocket Lab qu’il a créé en 2006, compte de plus en plus dans le paysage des petits lanceurs. Electron est succesful de mettre en orbite basse une cost de 200 à 300 kilos. Pour autant, Rocket Lab a dû mal équilibré ses comptes. Si le chiffre d’affaires a augmenté à  62.2 hundreds of thousands de {dollars} en 2021 (+77%), les pertes ont également grimpé à 117,8 hundreds of thousands de {dollars} l’année dernière (contre 55 hundreds of thousands).

Augmenter la cadence des tirs

Avec ce nouveau lancement réussi de 34 satellites dans la nuit de lundi à mardi, son lanceur Electron a mis sur orbite 146 satellites lors de 26 vols (trois échecs, dont le vol inaugural le 25 mai 2017). Depuis 2019, la société américaine a une cadence de six à sept lancements par an : six en 2019, sept en 2020 (1 échec) et six en 2021 (1 échec). Selon Rocket Lab, “la capture en vol” est une étape majeure pour transformer Electron en un lanceur réutilisable pour augmenter la cadence de lancements et réduire les coûts de lancement des petits satellites. La prochaine mission de Rocket Lab est prévue en mai.

“Ramener un lanceur de l’espace et l’attraper avec un hélicoptère est une sorte de ballet supersonique”, a estimé Peter Beck, cité dans le communiqué de Rocket Lab.

Cet objectif d’augmenter la cadence de lancements est primordiale pour des startup comme Unseenlabs, dont le PDG et cofondateur, Clément Galic constate le manque criant de lanceurs disponibles actuellement sur le marché. D’ailleurs, cette scenario peut  contrarier à très court docket terme son objectif de lancer trois autres satellites d’ici à la fin de l’année. En attendant l’arrivée des mini-lanceurs européens, qui tardent à se lancer, les constructeurs de satellites doivent également faire face à la pénurie de lanceurs d’Arianespace. La guerre en Ukraine risque de provoquer une “pénurie de lanceurs” spatiaux, nécessaires pour les constellations de satellites, avait averti fin mars Peter Beck. C’est bien le cas…