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Saint-Jean-de-Verges. Chiva : la direction fait le point sur le conflit social à l’hôpital


l’essentiel
Alors que le conflit social dure depuis plusieurs semaines au Chiva. La directrice Marie Dunyach et le DRH Laurent Benaioun ont fait un bilan sur la state of affairs à l’hôpital.

Depuis plusieurs semaines, les providers se mobilisent tour à tour pour faire entendre leurs voix et leurs mécontentements auprès de la course. Désormais, dix providers du Centre hospitalier intercommunal des vallées de l’Ariège sont entrés en grève illimitée. “Ce ne sont pas des moments faciles à appréhender. Faire face à des conflits sociaux d’importance, ce n’est pas quelque chose de courant”, explique la directrice de l’hôpital Marie Dunyach, avant de poursuivre : “Les revendications et ce qui est exprimé par les équipes paraissent légitimes. Il n’y a pas volonté de ma part de minimiser les difficultés qui sont exprimées”. Régulièrement à l’écoute des représentants des syndicats du personnel, la directrice du Chiva garde les discussions ouvertes pour tenter de faire avancer les choses et que chaque partie arrive à un accord.

Une imaginative and prescient globale de l’hôpital

Après la réunion et à la suite de la promesse de la création d’une trentaine de postes au sein du Chiva jugé “irréalistes” par les grévistes, la directrice du Chiva a tenu a réaffirmé sa volonté d’améliorer les circumstances de travail du personnel tout en restant mesuré : “En tant que cheffe d’établissement, je suis tenue de garder une trajectoire budgétaire pour garantir la viabilité de l’hôpital et pour permettre le financement de projets visant l’amélioration de la santé et de la prise en charge des Ariégeois”.

Si les dernières annonces de la course n’ont pas convaincu tous les grévistes, Marie Dunyach reste à l’écoute du personnel : “Les propositions qui sont faites concernent l’ensemble des services. Ça vise à améliorer les conditions de travail du personnel et la prise en charge des patients. Sur les trente postes proposés, il y a encore des négociations qui sont en cours parce que j’entends que cela puisse ne pas convenir complètement. Par ailleurs, on a déjà mis des actions en place et j’ose espérer que le personnel voit rapidement les choses s’améliorer”.

“Pénurie de personnel de santé”

Avec une volonté affichée de recruter du personnel pour soulager celui déjà présent, la course est toutefois soumise à la difficulté de trouver du personnel dans ce domaine. Laurent Benaioun, directeur des ressources humaines au Chiva explique les raisons de ces difficultés : “Malheureusement, le système de santé en France est dans un climat de tension social. Il y a des manques de ressources et des charges de travail qui sont importantes. La Covid a épuisé les professionnels de santé”. Une state of affairs qui complique les futurs recrutements surtout selon les {qualifications} des professionnels. “Ce n’est pas parce qu’on va créer des postes, qu’on aura des personnes sur ces postes. Le marché du travail est ce qu’il est et il ne devrait pas s’améliorer tout de suite. Il va falloir que l’hôpital soit inventif pour pouvoir s’adapter au fait que nous allons travailler un certain temps avec une pénurie de personnel de santé”, explique le DRH du Chiva. Pour tenter de trouver des options, le projet et la politique mise en place par la course de l’hôpital vont au-delà des demandes des providers en grève : “Il y a des besoins partout et qui sont pris en considération. On met des postes là où il y en a besoin, en fonction des activités des services. Il y a une politique définie dans le Ségur de la santé, une politique pour le maintien de l’emploi et c’est l’ensemble de ces manettes que l’on actionne en prenant en compte dans un même temps les préavis et les demandes des grévistes. Tout cela s’intègre dans une stratégie globale de l’hôpital”, conclu le DRH du Chiva.



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