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Société. A 20 ans, même s’ils travaillent, ils finissent tous les mois à découvert



Dans le contexte d’inflation actuel, les jeunes se sentent de plus en plus en difficulté financière, même ceux qui travaillent ! Conséquence : bien souvent, même en faisant consideration, ils se retrouvent à découvert, ce qui a été au moins une fois le cas pour près d’un Français sur deux, les 18-34 ans étant les plus touchés (à 51%), selon une étude publiée l’an dernier (1). D’ailleurs, l’Insee observait en 2018 que 38% des individus en scenario de précarité avaient entre 15 et 29 ans.

De 2000 à 1400 euros

La faute à un manque d’épargne, une vie quotidienne bien trop chère ou des salaires trop bas ?

Conseillère d’orientation, Marion, après avoir obtenu un grasp en ressources humaines sur Paris, a décidé de rejoindre son conjoint à Perpignan. Mais au niveau professionnel, ce fut un choc, les montants des paies affichés n’étant pas à la hauteur de ses attentes : « Sur Paris, je peux prétendre à 2 000 euros internet par mois tandis que, ici, après avoir passé plusieurs entretiens, c’est environ 1 400 euros internet, malgré une expérience de 7 ans avec l’alternance » témoigne la jeune femme de 26 ans.

En outre, selon elle, « il y a peu de postes par rapport à la demande, les postes de cadre sont plus difficiles d’accès. Et par conséquent, le pouvoir d’achat est largement réduit ». Elle a fait le calcul : « Avec toutes les dépenses du quotidien, programs, mutuelle, essence… Je suis déjà à 1 200 euros, et sans compter toutes les factures. Il est compliqué de s’accorder quelques extras » ajoute celle qui serait vraiment tout le temps dans le rouge si son compagnon n’était pas là pour la soutenir financièrement. D’autant que Marion est aujourd’hui obligée de payer deux loyers en même temps (650 + 550 euros) avec deux contrats de location qui se chevauchent !

« Mon loyer représente 50% de mon salaire »

Quant à Thomas (prénom d’emprunt), 22 ans, vendeur à temps plein après un bac +2 en administration des unités, il plafonne… au Smic. « Mon loyer représente 50% de mon salaire, soit 600 euros par mois. Avec les factures de toutes sortes à payer, il ne me reste que 200 euros, et je n’ai pas encore fait les programs » avance-t-il. Pour manger autre selected que des pâtes tous les jours, c’est loin d’être suffisant…

Comme eux, les difficultés rencontrées par les jeunes salariés sont points de revenus qui ne sont pas à la hauteur de leur diplôme, associés à un coût de la vie trop necessary, sans compter les imprévus, comme attraper le Covid. Thomas l’a eu en février et a dû avancer des frais  : « La sécurité sociale ne m’a pas remboursé, et ce même mois, j’ai perdu certaines aides avec notamment la baisse des APL ».

Ont-ils, de surcroît, du mal à gérer leur argent ?  Thomas comme Marion n’ont pas l’impression d’être des flambeurs. « Je m’asphyxie, j’ai l’impression de ne pas profiter de ma jeunesse » lance même Thomas. « Lorsque tu te rends compte que tu travailles à temps plein et que tu ne peux pas te permettre des loisirs, ça met un coup au ethical ». 

L’argent, supply de stress

Pour Marion, cette scenario est aussi une supply de stress. Le fait de devoir payer deux loyers en même temps la met dans une posture délicate vis-à-vis de sa famille. Elle s’estime aussi angoissée que ces étudiants qui sont obligés de contracter un prêt pour financer leur scolarité -ils étaient 13% en 2019 selon l’UNLY (2). Cet état d’esprit joue sur le ethical (dans les chaussettes) de ces jeunes adultes. Un side confirmé par une récente étude mondiale des chercheurs de l’université de Singapour (3), qui établit une corrélation entre les personnes à faible revenu et celles qui ressentent le plus de sentiments négatifs envers elles-mêmes, comme de la peur, de la honte ou de la tristesse.

En revanche, malgré de petits moyens, certains jeunes, plus dépensiers, n’hésitent pas à se mettre à découvert pour « profiter de la vie », entre les sorties, les achats compulsifs et les week-end improvisés. Ils sont loin d’être les fourmis de la fable de La Fontaine : 55% des 18-24 ans n’épargnent pas, selon une enquête de l’Ifop. Une façon pour ces cigales de « kiffer » leur jeunesse…

(1) Etude Poll&Roll pour le comparateur Panorabanques portant sur l’année 2021 près d’un Français sur deux a été au moins une fois à découvert, et les 18-34 ans sont les plus touchés, 51% d’entre eux étaient concernés l’an passé.

(2) Etude de l’UNLY, un organisme qui accompagne et aide financièrement les étudiants.

(3) American Psychological Association (article payant et en anglais)



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