Business

Société générale: Frédéric Oudéa, le gestionnaire de crises



La guerre en Ukraine aura eu raison de sa longévité. Frédéric Oudéa, directeur général de la Société générale, a fait savoir qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat en mai 2023, lorsque le sien arriverait à échéance. Il s’agit d’une décision “prise avec humilité, beaucoup d’émotion mais aussi beaucoup de sérénité personnelle”, a-t-il déclaré lors de l’assemblée générale du groupe, soulignant avoir “beaucoup réfléchi aux différentes options envisageables”.

Lire aussiQui est Sébastien Proto, l’étoile montante de la Société générale?

Jusqu’à cette annonce, la possibilité du départ prochain d’Oudéa avait toujours été balayée de la major par l’intéressé lui-même et sa garde rapprochée. Le caractère inattendu, voire précipité, de cette annonce semble indiquer que les revers essuyés par la banque depuis le début de la guerre en Ukraine aient joué un rôle.

Frédéric Oudéa a en effet vendu sa filiale russe Rosbank, face aux pressions internationales et dans la crainte d’une nationalisation de son actif par la Russie. L’opération s’est faite très vite et au rabais au revenue de l’oligarque russe Vladimir Potanine, industriel et financier proche de Poutine. La “SocGen” a provisionné près de 3,1 milliards d’euros pour faire face à cette perte. Ce fut la goutte de trop, bien que la décision ait été sage. La Société générale a perdu près d’un tiers de sa valorisation boursière depuis le début du conflit.

“Damage control”



Source hyperlink

Leave a Reply

Your email address will not be published.