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Solidarité : un papa toulousain court 3 328 km, sur tout le parcours du Tour de France


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Pour sensibiliser le grand public et les médias sur la maladie très rare de ses filles, le Haut-Garonnais Patrice Abela parcourt les étapes de la Grande Boucle en courant, de Copenhague à Paris. Un défi incroyable de 3 mois.

Son périple a démarré à Copenhague le 12 avril. Depuis, Patrice Abela a parcouru plus de 2 500 kilomètres à travers la France. Le 5 juillet dernier, il partait de Saint-Gaudens, quinze jours avant le Tour de France, pour sa 17e étape.
Ce père de quatre enfants, de Rieumes, s’est lancé le défi sportif de faire le Tour de France – le même que les coureurs cyclistes – en 90 jours, non pas à vélo, mais en course à pied. Il court maintenant depuis trois mois pour l’insensibilité congénitale à la douleur (ICD), pathologie dont souffrent ses deux plus jeunes filles, Coraline et Alizée. «Elle se traduit par une absence de perception de la douleur », explique Patrice Abela. Un superpouvoir en apparence. Mais les deux jeunes filles souffrent de lourdes conséquences depuis leur plus jeune âge.

Un défi sportif pour communiquer

Il y a un an, il décide de créer l’association Coralizée, contraction des prénoms de ses deux filles, et d’organiser son Tour de France en 90 jours : « Je voulais un événement hors-norme qui engage une période de communication longue sur cette problématique. Je suis amateur de cyclisme alors le Tour était une bonne base ».
Au-delà de l’exploit sportif, il souhaite faire connaître cette pathologie pour une réelle prise de conscience et une meilleure prise en charge des patients : « Lors des étapes, j’ai rencontré des malades qui ont pu parler de l’ICD et raconter leur quotidien. En alertant les collectivités, les écoles, les hôpitaux on peut faire connaître la pathologie et éviter ainsi les jugements. Certaines familles ont été incriminées par le corps médical qui constatait des blessures fréquentes sur le corps de leurs enfants ».

Un an de préparation

Le père de famille, ingénieur informatique à Toulouse, a mis de côté son travail pour trois mois afin de se consacrer entièrement à ce projet qu’il prépare depuis un an. Mais le plus compliqué pour Patrice Abela est d’être loin de sa famille depuis plusieurs semaines et notamment de ses deux filles – dont l’une est actuellement hospitalisée. Malgré les difficultés, il souligne l’aspect « humainement fort » de sa démarche et les « belles rencontres avec des malades mais aussi avec des gens qui ne connaissaient pas la pathologie, ou des sportifs qui m’ont rejoint pour m’accompagner ».
Il garde en tête son objectif d’avancer. Sur la dernière étape, à Paris, il sera dépassé par les coureurs du Tour de France. Un événement calculé pour médiatiser la cause pour laquelle il se bat. « Je suis optimiste et je ne veux pas qu’on larmoie sur le sujet. En tant que père, je veux pouvoir me dire que j’ai fait tout ce qu’il fallait pour mes enfants. »
 



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