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Tarn. Face à Parkinson, l’ancien catcheur continue le combat


l’essentiel
Depuis 1 an, Pascal Riccieri alias « Canonball » s’est installé dans le Tarn à Valence-d’Albigeois. Ancien catcheur et acteur, il est atteint de la maladie de Parkinson. Portrait.

« Ma vie a fait volte-face en 1991 », se souvient Pascal Riccieri. Cette année-là, cet ancien catcheur originaire de Paris s’est présenté aux championnats du monde de bras de fer à Bercy. C’est d’ailleurs lors de cet évènement qu’il a pris ses premiers contacts avec le catch.

Attiré par la musculation, l’artistique et sa soif « d’être dans la télévision et non pas derrière », Pascal qui vit désormais dans le Tarn, à Valence-d’Albigeois avec sa compagne, a vu dans cette self-discipline une « formidable opportunité ».

Après 3 mois exigeants d’entraînements, il a effectué son premier fight face au célèbre Prince Zéfy. De 1991 à 2013, le néo-tarnais a pu rencontrer des catcheurs mondialement reconnus comme Shawn Michaels, Stone Cold Steve Austin et même des personnalités telles que Mohamed Ali.

Sa rencontre avec Mohamed Ali

En 2004, Pascal s’est même « mis en garde de boxe » avec la légende de la self-discipline sur une avenue aux Etats-Unis. « Ce fut l’un des moments les plus marquants de ma vie », confie Pascal.

L’homme de 57 ans a fait le present dans les quatre cash de l’Hexagone notamment aux Etats-Unis, en Californie, devant des milliers de spectateurs. Le catch a aussi ouvert les portes de la télévision à Pascal. Il est apparu dans des movies comme « La Totale » aux côtés de Thierry Lhermitte et même dans des émissions comme « La Grande Famille » sur Canal +, le jeu « Alibaba » présenté par Thierry Ardisson sur TF1 dans lequel il fut le gardien de la caverne.

Sur les rings, Pascal est plus connu sous le nom de « Canonball ». « Gamin, je dessinais souvent un homme avec un boulet de canon », explique-t-il. La prise de catch favourite du colosse fut le « Canonball Run ». « Je prenais le mec et le propulsais dans le coin pour l’écraser », commente l’ancien catcheur avec le sourire.

Les meilleurs souvenirs de Pascal durant ses 22 années d’activité ont été ses entrées dans les salles où il « crachait du feu », sa marque de fabrique. Au fil des ans, il s’est construit un personnage avec une éthique qu’il a « toujours respecté ». « C’est quelque selected dont je suis fier », confie le quinquagénaire. Cette mentalité a plu à ses followers qui continuent aujourd’hui à lui écrire pour lui témoigner leurs soutiens.

La « claque » Parkinson

En 2015, la vie de Pascal a littéralement basculé lorsqu’il a appris être atteint de la maladie de Parkinson. « Sur le second je n’ai pas réagi, ça a été une claque monumentale, j’avais l’impression qu’on parlait de quelqu’un d’autre », confie l’ancien catcheur.

Mais aujourd’hui, il encourage les personnes atteintes de cette maladie « à ne pas se cacher, continuer de faire ce qu’elles ont l’habitude de faire et découvrir de nouvelles choses en les adaptant au diagnostic ». Le quinquagénaire affirme qu’il ne ressent pas les effets de la maladie tant qu’il est en activité.

La preuve en est, Pascal peint et pratique le tir à l’arc. Deux activités qui demandent beaucoup de précisions. « Je ne bouge pas, c’est tremendous », déclare-t-il à propos du tir à l’arc qu’il pratique à Albi. Au quotidien, les effets de la maladie sont malgré tout présents, Pascal despatched que le côté gauche de son corps est plus « smart » que le droit.

À l’avenir, il souhaite mettre en place des phases destinés aux personnes atteintes de la maladie des tremblements et dans lesquels il pourrait transmettre toute son expérience avec des exercices sociaux et physiques. L’ancien catcheur est également doté d’une belle plume. Il a d’ailleurs écrit deux livres sur le catch : « Catchmania » et « Catch de A à Z », qui se sont vendus à plusieurs milliers d’exemplaires.

Depuis son arrivée à Valence-d’Albigeois, Pascal s’y despatched totalement intégré. « Ici, je ne rencontre que des gens gentils, j’aime la mentalité des Tarnais », affirme-t-il. « J’évite quand même de dire ache au chocolat, je dis chocolatine… », plaisante-t-il.



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