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TotalEnergies s’offre sa pièce maîtresse pour réussir son pari américain


Après son changement de nom en 2021, dont le however était d’acter sa volonté de sortir des seuls hydrocarbures, le géant pétro-gazier TotalEnergies (ex-Total) poursuit sa diversification. Et pour trigger, afin d’atteindre son objectif de « neutralité carbone » d’ici à 2050, il s’est officiellement engagé à faire décliner la half de l’or noir dans ses activités à partir de 2025, tout en maintenant une croissance forte.

Un glissement qui passe par de nombreuses acquisitions dans les énergies décarbonées. En février, lors de la présentation de ses earnings data de 2021 (16 milliards de {dollars}), Total avait ainsi précisé qu’il allouerait, en 2022, 25% de ses investissements nets (3,5 milliards de {dollars}) dans les énergies renouvelables et l’électricité. Et notamment dans le solaire photovoltaïque, secteur dans lequel la main tisse sa toile pour se hisser dès 2030 au rang de chief.

En particulier aux Etats-Unis, où sa présence dans le domaine sera « fondamentale », guarantee Marc-Antoine Pignon, directeur de la division énergies renouvelables de Total aux Etats-Unis. L’entreprise a ainsi annoncé ce mercredi avoir acquis une pièce majeure pour dérouler son plan : la société américaine Core Solar, basée à Austin (Texas), dont le « portefeuille d’opportunité » comprend « plus de 4 GW de projets solaires et de stockage à divers stades de développement dans différents États et marchés électriques » du pays, a fait savoir Total dans un communiqué. Soit une puissance supérieure aux quatre réacteurs de la centrale nucléaire française de Tricastin (3,6 GW).

Obtenir les permis nécessaires outre-Atlantique

Cependant, ces projets ne sont pas encore sortis de terre, puisque l’objectif du rachat de Core Solar est d’abord d’en finaliser le développement, en « obtenant une maîtrise foncière complète », précise à La Tribune Marc-Antoine Pignon. En effet, l’entreprise texane, dont les employés intégreront les équipes du groupe français, ne possède aucun champ en propre. Mais son activité est éminemment stratégique pour Total, puisqu’elle est spécialisée dans la prospection et le développement de websites pouvant accueillir de grandes fermes de panneaux solaires, ainsi que dans le développement de ce kind d’actifs.

Par exemple, sur certains projets, elle devra s’assurer du respect du droit minier, afin que « personne ne puisse réclamer des droits de passage » une fois les panneaux photovoltaïques construits. Mais aussi obtenir un droit d’interconnexion au réseau et, tout simplement, se procurer les permis nécessaires. Autant d’étapes essentielles afin que Total puisse mettre en service « environ 1 GW de solaire par an » outre-Atlantique, précise la main.

Développement dans le solaire décentralisé

En tout, Total espère réaliser 10 à 15% de son objectif groupe dans le solaire aux États-Unis. En février déjà, l’entreprise avait annoncé acquérir pour 250 hundreds of thousands de {dollars} les activités solaires industrielles et commerciales de l’américain SunPower, dont elle est l’actionnaire majoritaire. Grâce à cette opération, Total détient déjà presque 1 GW de panneaux photovoltaïques outre-Atlantique, notamment dans le solaire décentralisé (toitures, parkings ou petites centrales au sol), mais aussi, par ailleurs, through une set up de 200 MW au Texas mise en service depuis environ 18 mois, en partenariat avec Hanwha Energy.

Ce n’est pas tout : le groupe compte également se lancer dans l’éolien en mer, avec le développement d’un parc éolien de 3 GW au giant de New York et du New Jersey, sur un domaine maritime attribué en février dernier à l’problem des enchères de New York Bight. La Compagnie a également lancé une coentreprise avec Simply Blue pour contribuer à l’essor de l’éolien flottant dans le pays. Enfin, Total travaille à la préparation des enchères à venir pour développer des projets éoliens offshore au giant de la Californie.

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Des projets partout dans le monde

Plus généralement, dans le monde, le géant tricolore ambitionne d’atteindre une capacité installée de manufacturing d’électricité d’origine renouvelable de 35 GW d’ici à 2025, et de 100 GW d’ici à la fin de la décennie. Ce qui s’est d’ores et déjà traduit par des projets aux quatre cash du globe.

Et notamment en Inde, en plus des acquisitions aux Etats-Unis : début 2021, Total avait en effet annoncé acquérir 20% du capital d’AGEL, une filiale d’Adani, le plus grand conglomérat privé indien dans le domaine de l’énergie et premier développeur solaire au monde. L’Asie n’est pas en reste puisque, le 13 avril dernier, le groupe a annoncé s’associer avec la société pétrolière japonaise ENEOS afin de développer la manufacturing d’énergie solaire pour ses purchasers B2B dans plusieurs pays d’Asie, avec un objectif de 2GW de capacités dans les cinq prochaines années.

Total projets EnR monde

Capture d’écran du Rapport Climat et Soutenabilité de 2022 de TotalEnergies

L’exploitation des hydrocarbures proceed

Néanmoins, Total proceed, dans le même temps, d’investir massivement dans les hydrocarbures. En novembre dernier, l’entreprise avait par exemple signé avec les autorités libyennes divers accords, afin de « développer des projets solaires », mais aussi et surtout pour investir dans des projets de réduction du brûlage du gaz sur les champs pétroliers, ainsi que pour contribuer à la restauration de la manufacturing de pétrole du pays, de manière à atteindre 2 hundreds of thousands de barils par jour et par là-même alimenter les marchés mondiaux.

Même son de cloche en Irak où, deux mois plus tôt, le groupe français s’était engagé à « mettre en valeur les ressources naturelles » du pays. Autrement dit, à investir dans la génération électrique solaire, mais surtout dans des installations pour récupérer le gaz torché sur trois champs pétroliers, et fournir jusqu’à 3 GW de gaz.

Pourtant, en mai 2021 (quelques jours avant que Total n’annonce son changement de nom), l’Agence internationale de l’énergie (AIE) affirmait pour la première fois que l’atteinte de la neutralité carbone en 2050 et la limitation du réchauffement à 1,5°C d’ici la fin du siècle imposait la fin immédiate de tous les nouveaux projets d’exploration d’énergies fossiles.

Reste que le PDG du groupe, Patrick Pouyanné, proceed de croire dur comme fer dans le potentiel du gaz fossile pour assurer le passage de son entreprise au « web zéro émission » en 2050. C’est un carburant de transition, et le GNL doit stimuler la croissance », avait-il répété fin mars lors d’une présentation des engagements climat du groupe aux investisseurs.

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