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un carton, même auprès des jeunes de 19 ans



Malgré les critiques et les dérives constatées dans des cabinets clandestins, l’injection de toxine botulique (le fameux Botox) est devenue l’intervention esthétique la plus populaire au monde, avec 43,2% de l’ensemble des actes, devant les piqûres d’acide hyaluronique (28,1%), selon les derniers chiffres présentés par l’organisation professionnelle Imcas (International master course on aging science) lors de son congrès annuel, qui s’est tenu ce week-end à Paris (1).

Ce succès concerne quasiment tous les groupes d’âge. Outre les 65 ans et plus, les 51-64 ans et les 35-50 ans, les 19-34 ans sont également très demandeurs de ce type de procédure, qui vise à gommer les rides, sillons et pattes d’oie en figeant les traits.

Les 19-34 ans plus enclins à passer par la chirurgie

Les 19-34 ans sont, en outre, la deuxième tranche d’âge en nombre d’actes à visée esthétique. « Ils sont plus enclins à recourir à la chirurgie que les moins jeunes », soulignent les docteurs Benjamin Ascher et Laurent Brones dans leur rapport, publié lundi. Ainsi, ils représentent 68% des rhinoplasties et 48% des liposuccions pratiquées dans le monde.

En revanche, la tranche suivante, celle des 35-50 ans, préfère en majorité avoir recours à des interventions non-chirurgicales. « L’acte que ces patients demandent le plus est l’injection de toxine botulique, la moitié de ces procédures étant effectuée sur ce groupe d’âge dans le monde » précisent les spécialistes.

Quant aux patients les plus jeunes, âgés de 18 ans ou moins, ils vont pratiquer davantage d’opérations esthétiques, rhinoplastie en premier lieu, que d’injections de toxine botulique. En toute logique, ils restent le groupe d’âge pratiquant le moins d’interventions esthétiques.

Après les injections de toxine botulique et de produits de comblement, le traitement non-invasif le plus demandé est l’épilation définitive (12,8%), qui a d’ailleurs connu un pic de croissance de 76,1% (!) en 2020 chez les chirurgiens plasticiens. La réduction de graisse à l’aide de dispositifs de remodelage du corps (3,9%) et le photo-rajeunissement (3,6%, avec une croissance de 32,3%) complètent le top 5, selon l’Imcas.

Et que ce soit le bistouri, le laser ou la seringue, les femmes représentent 86,3% des patients au niveau mondial en 2022.

En Europe et aux États-Unis, l’augmentation mammaire et la liposuccion restent reines, tandis qu’en Asie, c’est la chirurgie des paupières, avec le lifting et le transfert de graisse au visage qui caracolent en tête.

A noter que, chez les mineures, la pose de prothèses mammaires est de plus en plus populaire. 43% des femmes de 18 ans et moins font appel à cette procédure pour des raisons purement cosmétiques, surtout en Europe et en Amérique Latine.

(1) L’Imcas regroupe des acteurs des domaines de la dermatologie, de la chirurgie plastique et des traitements à visée esthétique. Les chiffres présentés sont issus d’une analyse de plusieurs données disponibles sur le marché compilées et résumées. Ces données sont fournies par la société d’études de marché Clarivate, la banque d’affaires Michel Dyens et l’ISAPS, la Société internationale de chirurgie esthétique et plastique.



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