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Violences aux obsèques de la journaliste d’“Al Jazeera” Shireen Abu Akleh à Jérusalem



Les “images sont choquantes” prévient la BBC. Ce vendredi à Jérusalem, “la police israélienne a frappé des personnes en deuil lors des funérailles de la journaliste d’Al Jazeera Shireen Abu Akleh”, abattue dans des circonstances controversées mercredi 11 mai en Cisjordanie.

On y voit les porteurs du cercueil se faire frapper “à coups de pieds et de poings” dans l’enceinte de l’hôpital, alors que la police israélienne dit avoir été “contrainte d’utiliser des moyens de dispersion antiémeute” après avoir essuyé des jets de pierre.

La chaîne panarabe Al Jazeera, qui a suivi en direct l’événement, retransmet les photos de la cost policière sur son compte Twitter :

Le correspondant en Israël de la BBC raconte : “Nous étions sur le parking de l’hôpital Saint-Joseph, où des centaines de Palestiniens s’étaient rassemblés pour assister au transport du cercueil de Shireen Abu Aqla.” Il y avait là quelques drapeaux palestiniens, un crucifix (la journaliste était une chrétienne palestinienne), et, “fait poignant, un gilet pare-balles de presse parmi les fleurs”.

Les portes de l’enceinte de l’hôpital se sont “soudain” ouvertes pour laisser passer les forces de police israéliennes “lourdement armées”. Et elles ont repoussé le cercueil, qui devait être porté dans le corbillard jusqu’à l’église.

Le cercueil vacille

“Ils ont tiré des grenades incapacitantes sur les personnes en deuil et la presse.” Les vidéos montrent ce qui s’est passé à l’intérieur de l’enceinte, où la police “frappe et donne des coups de pied aux porteurs du cercueil”, le faisant presque tomber par terre.

Alors que Al Jazeera et l’autorité palestinienne affirment que la journaliste américano-palestinienne de 51 ans a été abattue par les forces israéliennes, Israël soutient “qu’il n’est pas encore possible de déterminer ce qui s’est passé et qu’elle pourrait avoir été tuée par des tirs palestiniens”, rappelle le média public britannique.

Dans le Guardian, le journaliste indépendant palestinien Jalal Abukhater, qui assistait aux obsèques, écrit : “Ils n’ont pas honte.” Il fustige l’intervention de la police israélienne “alors que nous pleurions Shireen”.



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