Lifestyle

Vivre avec – ladepeche.fr


Reconnaissons-le : en ce second, on fait un peu comme s’il n’était plus là, ce satané Covid. Fini les masques et les passes, il est temps de rattraper le confinement perdu, de reprendre possession des terrasses abandonnées, des campings déserts et de parcs de loisirs grippés. Les professionnels du tourisme sentent une envie dévorante de bouffer un triple sandwich de farniente à la sauce soleil, après deux années au ache sec et à l’ombre.

D’ailleurs, les chiffres sont encourageants. L’épidémie marque le pas. Les entrées se ralentissent, dans les providers de réanimation des hôpitaux. La pression diminue, même si l’hôpital est toujours en longue maladie. Certes, il y a encore beaucoup de nos compatriotes, vaccinés ou pas, qui finissent par se faire rattraper par une patrouille de virus. Désormais, les infections restent désagréables et épuisantes, mais relativement courtes et bénignes. Bref, on s’habitue peu à peu à cette maladie, et finalement, entre l’envolée des prix, la guerre en Ukraine et les élections, elle n’est plus le nombril de nos préoccupations : on finit par l’accepter, comme une de ces mochetés de la vie qui se rajoute, un mauvais second à passer.

Et puis, au bout de deux années d’espoirs et de déboires, nous savons désormais qu’on ne se débarrassera sans doute jamais définitivement de cet invité shock du début du XXIe siècle. Après son entrée fracassante, la contre-attaque vaccinale a été efficace, mais la partie est loin d’être gagnée. La preuve nous vient d’Afrique du Sud ou d’ailleurs, avec la naissance de ces variants, qui s’ingénient à contourner les barrières que nous tentons de dresser. En sourdines, les scientifiques nous serinent depuis le début qu’un jour ou l’autre, le Covid deviendra une maladie saisonnière, comme la grippe, contre laquelle il faudra se vacciner régulièrement. Perspective peu enthousiasmante, mais avec l’espoir de voir nos organismes résister de mieux en mieux au fil des années.

Et le temps qui passe est en practice de nous démontrer que la vaccination était la seule bonne resolution. Pour preuve, ce qui se passe actuellement en Chine où il y a eu des ratés dans la campagne de vaccination. Dans l’Empire du Milieu, les autorités, visant le “zéro Covid”, imposent désormais des confinements et des isolements d’une grande brutalité à leur inhabitants. Enfermement, arrestations, transferts forcés… Un cocktail coercitif à grande échelle, sur lequel les antivax “épris de liberté” seraient bienvenus de méditer.



Source hyperlink

Leave a Reply

Your email address will not be published.

close