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VRAI OU FAUX. Variole du singe : les homosexuels sont-ils vraiment plus concernés ?


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Les autorités sanitaires britanniques et canadiennes ont indiqué compter plusieurs personnes homosexuelles parmi les cas de malades de la variole du singe. La rumeur d’une corrélation entre la maladie et l’orientation sexuelle s’est propagée mais doit-on y croire ? Décryptage.

Les autorités sanitaires britanniques et canadienne, ont précisé que parmi les cas de variole du singe recensés, nombreux sont ceux concernant des personnes homosexuelles ou ayant eu des rapports homosexuels ou bisexuels. Si cette maladie virale provoque des pustules, boutons, de la fièvre ou encore des maux de tête, quel est réellement son mode de transmission ?

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Aujourd’hui certains pensent que les personnes homosexuelles seraient plus susceptibles d’être concernées par la variole du singe ou “monkeypox”. Est-ce réellement le cas ? 

Ça begin à faire paniquer sur la variole du singe alors que la grande majorité de ceux qui l’ont attrapé sont des hommes gays

— · (@utynuss) May 19, 2022

la nouvelle maladie, variole du singe se propage dans la communauté homosexual, paniquée pas les gars, tous les gens qui l’ont eu depuis le début sont à 95% des gays askip d’après les infos

— #4PF?ud83cudffeud83dude08 (@issathewoo1) May 20, 2022

Comment se transmet la variole du singe ? 

Ce virus est de la même famille que celui de la variole que l’on connaît, “officiellement éradiquée en 1980” précise l’OMS. “Il faut déjà savoir que la variole du singe a une transmission difficile, c’est beaucoup moins contagieux que la grippe, le Covid ou la varicelle par exemple”, atteste Anne Goffard médecin, virologue au CHU de Lille. 

Son mode de transmission s’effectue “au contact direct des boutons et pustules qu’elle provoque, ou, par voie aérienne, mais il faudrait vraiment rester plus de deux heures, sans masque, à parler en face d’une personne infectée” ajoute-t-elle.

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Le virus se transmet donc principalement by way of des lésions d’une personne infectée vers une personne saine. “Par contact direct, il peut y avoir des contaminations. La transmission de la maladie s’est peut-être faite chez ces personnes homosexuelles parce qu’elles ne se sont pas protégées”, ajoute un biologiste médical souhaitant rester anonyme. 

Les personnes homosexuelles sont-elles plus à risque ? 

Le mode de transmission habituel de la variole du singe n’est pas directement lié aux relations sexuelles. Les personnes homosexuelles infectées ont certainement été infectées by way of une lésion lors d’un rapport sexuel, mais cela n’a rien à voir avec leur orientation sexuelle.

“Le mode de transmission prédominant se fait de lésion à lésion, cela peut donc arriver lors d’un rapport sexuel non protégé. Le terme de ‘maladie sexuellement transmissible’ est maladroit, le virus se diffuse simplement par contact étroit”, précise le biologiste médical.

Anne Goffard rappelle qu’il ne faut pas “paniquer” et que “les cas mortels sont des gens qui ont d’autres comorbidités ou qui sont immunodéprimés… Dans 98 % des cas, ça donne des gros boutons et ça peut donner des cicatrices, mais ça s’arrête là”. 

D’après les consultants, l’orientation sexuelle ne favorise donc pas la transmission de la variole du singe. La contamination peut simplement se produire lors d’un rapport sexuel non protégé. Dans ce cas, faut-il se tourner vers le “safe sex” ?

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